Le taux de suivi estimé à 45% au niveau national

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La grève nationale de trois jours à laquelle a appelé la fédération nationale des travailleurs du secteur de la justice (FNSJ) a été suivie à 45% au niveau national.

« Au premier jour de la grève, le taux de participation était de 45% à travers les wilayas qui ont adhéré à ce mouvement de protestation. Au tribunal de Bir Mourad Rais, à Alger, les travailleurs ont participé à 90% à ce débrayage », a affirmé hier, Mourad Ghedia, le président de la FNSJ affiliée au syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP). L’interlocuteur a estimé que « malgré moult tentatives pour casser le mouvement de grève, les travailleurs commencent à adhérer à ce mouvement de grève. A partir du deuxième jour de la grève, on attend un taux de participation plus élevé », a-t-il dit. La fédération nationale des travailleurs du secteur de la justifie justifie le recours à la protestation par « la fermeture » des portes du dialogue avec le ministère de la Justice et Garde des sceaux. Il est utile de souligner que le débrayage des greffiers et les corps communs de la justice s’étalera jusqu’à demain à l’échelle nationale. « Suite à cette action de protestation, le bureau national de notre syndicat tiendra une réunion afin d’évaluer la situation et décider de la suite à donner à ce mouvement », a indiqué M. Ghedia. Ladite organisation syndicale appelle à l’application de la convention signée le 23 février 2011 avec le département de la tutelle et la prise en charge des fonctionnaires atteints de maladies chroniques, ainsi que les familles de ceux qui se trouvent à la retraite. Elle exige, également, la réintégration, dans leurs postes, de l’ensemble des syndicalistes radiés et exclus « abusivement », l’intégration et la titularisation de tous les travailleurs appartenant aux corps communs, en plus d’une augmentation de salaire égale à 100%, la généralisation du transport sur l’ensemble des conseils de justice et la recomposition de la commission nationale des œuvres sociales. 

Samira Saïdj

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