Les laborantins comptent recourir à la justice

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Les fonctionnaires de laboratoires des établissements scolaires ont décidé de passer à l’action pour se faire entendre. En effet, ils ont tenu, hier, un rassemblement national, devant l’annexe du ministère de la tutelle, à Alger.

Près de 250 laborantins se sont rassemblés, devant le siège du département de Baba Ahmed, pour réitérer leurs revendications. Suite à cette action, un groupe de représentants des protestataires s’est déplacé pour voir le directeur des ressources humaines, afin de trouver des issues adéquates à leurs doléances, mais en vain. « C’est la quatrième fois qu’il refuse de nous recevoir, durant même les journées de réception », s’est indignée Mme Boughetouf Hayat, la coordinatrice de la coordination nationale des laborantins, affiliée au syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE). La même responsable a dénoncé avec force, « l’indifférence » du directeur de gestion des ressources humaines, au niveau du ministère de la tutelle « qui continue de faire la sourde oreille à notre égard. C’est lui qui nous pousse à mener des actions de protestation ». Face à cet état de fait, Mme Boughetouf a fait savoir que son syndicat a entamé les procédures judiciaires pour poursuivre en justice le département de Baba Ahmed, « afin de faire aboutir les revendications légitimes de cette corporation ». Il s’agit de la promotion des diplômés des instituts de l’éducation nationale et des universités au grade d’attaché principal de laboratoires classés à la catégorie 10 et la promotion des assistants techniques de laboratoires ayant accompli 20 ans de service à la catégorie 10 et ceux justifiant de 10 ans d’expérience à la catégorie 8. Ladite coordination plaide, également, pour la régularisation de la situation des techniciens de laboratoires ayant réussi aux examens professionnels de 2009 et 2010 et la mise en place d’une prime de rendement de 30 à 40%  avec un effet rétroactif à partir de 2008. Les protestataires mettent en avant aussi la revalorisation de l’indemnité technique de 25 à 40%, et l’indemnité de risque de 10 à 45%.                                                                                                

Samira Saïdj

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