Football féminin Etoile sportive d’Amizour – Un club au bord de l’asphyxie

L’Etoile Sportive d’Amizour, club de football féminin, a été créée le 19 juillet 2011, pour développer cette discipline et permettre auxjeunes filles qui le désiraient de la pratiquer.

Le club, qui évolue en nationale Une, n’a engagé que les petites catégories (U20, U17, U13). Nous avons contacté Oudjdoub Salah, son président en poste depuis janvier 2013, qui nous a dressé un tableau de la situation qui prévaut dans son club cette saison. « Notre club, qui évolue cette saison en nationale Une, avec en prime une qualification au second tour régional de la coupe d’Algérie, est au bord de l’asphyxie à cause des piètres subventions reçues. L’APW de Béjaïa nous a octroyé 10 millions de centimes et l’APC 17 millions. Ce qui est très insuffisant pour un club qui joue en nationale Une, avec six sorties hors wilaya en championnat dans l’année. J’ai même adressé des correspondances au wali de Béjaïa, à la daïra et l’APC d’Amizour, leur expliquant que les subventions reçues sont dérisoires par rapport à la stature de notre club, mais en vain. D’ailleurs, notre première sortie à Alger va nous coûter les yeux de la tête et on ne veut pas démarrer le championnat avec un forfait qui coûtera cher à notre club. A ce titre, je demande à la DJS de Béjaïa de nous assurer le transport et de prendre en charge le volet hébergement à l’auberge de jeunes de Douaouda marine. J’adresse aussi un message à l’APC d’Amizour, pour dire à qui de droit que c’est injuste de donner 35 millions pour un club qui joue en championnat de wilaya et 17 millions pour un club qui joue en nationale une, avec des déplacements sur d’autres wilaya. En 2011/2012, notre équipe a terminé 2e au classement du championnat de la ligue régionale d’Alger, et en 2012/2013, on a été finaliste de la coupe d’Algérie. Notre club est une école de football qui nourrit, en joueuses, les clubs de la wilaya de Béjaïa qu’il représente dignement. Pour cela, je me battrai pour lui éviter la disparition, qui emporterait avec elle l’espoir de centaines de jeunes filles qui, elles aussi, ont  le droit à pratiquer leur sports favoris», a souligné notre interlocuteur.

L. Beddar