Lancement d’un service de pédiatrie

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L’EPH de M’Chedallah vient d’enrichir ses prestations par un service de pédiatrie qui est opérationnel depuis déjà une semaine. Cet établissement hospitalier, qui a bénéficié d’une opération de rénovation, a réservé tout un pavillon à la pédiatrie. Ce nouveau service dispose de douze lits et quatre couveuses réparties sur cinq salles. Sur le volet effectif, nous apprenons sur les lieux que ce service dispose d’un médecin spécialiste en pédiatrie, d’un médecin généraliste et de douze paramédicaux. Néanmoins, l’on déplore le manque d’un radiologue pour la mise en service de l’indispensable radio échographie, d’où des évacuations obligatoires vers le secteur privé à chaque fois qu’une exploration pour un diagnostic complet du nouveau-né s’impose. L’autre contrainte qui se pose est l’absence d’un gynécologue au niveau de la maternité qui doit accompagner l’accouchement, ce qui est loin de permettre une prise en charge totale des nouveaux nés au niveau de ce service. D’autres manques en équipements médicaux de laboratoire nous ont été aussi signalés, tel qu’une photothérapie intensive et une autre conventionnelle. A cela s’ajoute, l’éloignement du lieu de résidence de la pédiatre. Car cette dernière réside dans la commune d’Aghbalou, à environ 20 km de l’EPH. Mais malgré cet état de fait, elle a d’ores et déjà commencé à donner des séances de formation au profit des paramédicaux affectés à ce service afin d’arriver rapidement à un perfectionnement des prestations de service. Cette praticienne spécialiste nous apprendra tout de même que « les évacuations des prématurés vers d’autres structures de santé pour leur placement dans des couveuses, vont cesser car ce service de pédiatrie est en mesure de les prendre en charge sur place ». Nous apprenons, par ailleurs, que 05 enfants y sont déjà hospitalisés. Rappelons que la circonscription de l’EPH de M’Chedallah s’étend sur 02 daïras qui comptabilisent environ 250.000 habitants. Cela en plus d’être traversé par la RN5 dont le tronçon de 50 Km entre Bouira et la wilaya de Bordj Bou-Arreridj est classé parmi les premiers en matière d’accidents de la circulation routière. En plus de la prise en charge des personnes victimes des accidents de la circulation, l’EPH voit arriver d’autres malades, notamment des femmes qui viennent pour accouchements affluant de plusieurs localités des wilayas limitrophes tel que Béjaïa, Bordj Bou-Arreridj et M’Sila, ce qui explique de manière claire l’impressionnant volume du travail auquel il fait face. Notons enfin pour conclure sur une bonne nouvelle, que le bloc opératoire fermé depuis une année pour des besoins de rénovation, a rouvert ses portes depuis environ deux mois en parallèle aux consultations de programmation des malades.

Oulaid Soualah

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