Le FFS, fédération de Béjaïa, traverse, ces derniers jours, une crise qui risque d’affecter sérieusement le parti.
Le vernis du plus vieux parti de l’opposition serait, croit-on savoir, sur le point de s’effriter avec à la clef des démissions collectives de militants de base au niveau de plusieurs sections. Le scénario qui se joue dans les arcanes du parti jusqu’à maintenant, éclaterait au grand jour sous peu, d’après une source proche du FFS. Selon notre source, la goutte qui aurait fait déborder le vase remonte au mois d’octobre dernier dans le sillage des préparatifs du cinquantenaire du parti. Concrètement, une proposition d’un élu national du parti, Khaled Tazaghart en l’occurrence, portant réalisation d’une stèle à la mémoire des martyrs de 1963 du parti à Akfadou, a suscité une véritable levée de boucliers au sein de ses pairs de Béjaïa, qui ont tout bonnement refusé de mettre la main à la poche pour financer le projet. Avant ce clash, le même parlementaire avait fait l’objet de tirs croisés de la part de certains cadres du parti dans le seul but de l’éjecter du fauteuil de fédéral de Béjaïa. Ce qui s’apparentait aux yeux de quelques militants du FFS à un putsch orchestré par l’ancien chargé de communication du parti visant Tazaghart, eut effectivement lieu, début novembre dernier, avec son éviction du poste de fédéral. Il aurait été même malmené auparavant par un autre parlementaire du parti dans les locaux de la fédération, le saignant en vari. Dernièrement, un conseil fédéral du FFS devant se tenir dans la commune de Tamridjt, a été annulé sur « décision » du présidium du parti. Parallèlement, une réunion s’est tenue en catimini dans la commune de Oued Amizour pour désigner les 22 nouveaux membres du bureau fédéral de Béjaïa, en remplacement de l’équipe proche de Khaled Tazaghart. Ahuris, des cadres du parti à Béjaïa compteraient claquer la porte dans les tout prochains jours en signe de protestation d’une ligne politique « dévoyée » par les actuels responsables du parti. Le tout, nous dit un militant de la première heure du parti (1963), se jouerait loin des oreilles du péremptoire Aït Ahmed. Selon notre interlocuteur, la remise en cause des fondamentaux du parti par les dirigeant de l’appareil FFS, provoquerait l’effet d’une bombe prochainement. Selon lui, des centaines, voire des milliers de militants encartés quitteraient tout simplement les rangs du parti. Il cite à titre illustratif, les 80 militants du parti de la section de Chemini qui s’apprêteraient à quitter leur parti prochainement. Il se dit aussi que les vingt deux membres composant l’actuel bureau fédéral de Béjaïa acquis à la cause Tazaghart auraient rendu effective leur démission depuis hier. Par ailleurs, le silence du FFS s’agissant de sa participation ou non à la prochaine présidentielle, dénote d’un malaise profond au sein de ses structures nationale et régionale.
D Saïche.

