Les deux glissements de terrain qui n’ont cessé de s’amplifier, aux sorties Est et Ouest de la ville de Tigzirt, vont enfin être pris en charge.
La wilaya leur a débloqué une cagnotte de 60 milliards de centimes. Une bonne nouvelle pour les habitants de la localité. Concernant le glissement de la sortie Ouest de Tigzirt, c’est la RN 24 qui en est sérieusement menacé plus précisément au lieu-dit Boutrahi. Le glissement a commencé au bord de la mer pour atteindre la RN24. Une superficie de plus de 5 hectares est touchée par cette catastrophe naturelle silencieuse, mais dont les effets sont désastreux. Des habitations sont menacées. « Nous sommes vraiment heureux d’apprendre qu’une importante enveloppe budgétaire a été consacrée à la prise en charge de ce glissement. Nous espérons tous que ce sera très bientôt la fin du cauchemar », nous a déclaré un habitant de Tassalast, un hameau situé non loin du glissement. L’autre glissement, plus important, et situé donc à l’Est de la ville de Tigzirt. Les dégâts qu’il a engendrés sont palpables. Il a touché une superficie gigantesque. Il s’étend de la plage de Féraoun jusqu’à celle de la grande plage de la ville de Tigzirt. Le parc communal des engins a été emporté dans son sillage. Plusieurs villas et de grandes bâtisses en ont été secouées. Certaines se sont carrément effondrées. Toute la partie Est de cette magnifique ville côtière est sérieusement menacée par ces mouvements du sol. Ce glissement datait, en fait, de l’ère coloniale, mais ce n’est que dans ces 20 dernières années qu’il a pris des proportions alarmantes, se propageant très rapidement. Ce budget débloqué par la wilaya est réellement une délivrance pour les habitants de la région. Car, depuis longtemps déjà des spécialistes ont assuré que des solutions existaient, mais la population locale reproche aux autorités de n’avoir pas réagi à temps. La zone a néanmoins été classée zone à risque et, depuis plus de 10 ans, aucun permis de construction n’y a été accordé.
S Sahaf.

