Tribunal de Boumerdès Pour tentatives d'attentats à l'explosif contre les services de sécurité – Dix ans de prison ferme pour un terroriste

Déféré devant le parquet de Boumerdès, jeudi dernier, un élément d’un réseau de soutien à l’ex-GSPC, nommé B. R., a été condamné à une peine de 10 ans de réclusion. Le tribunal du chef-lieu de wilaya a formellement retenu contre lui les chefs d’inculpation d’adhésion à un groupe terroriste, création d’un climat de terreur parmi la population et dépôt d’engins explosifs dans des lieux publics avec l’intention de faire beaucoup de victimes. Les faits de cette affaire remontent au mois de janvier 2011, lorsque l’accusé a, selon l’acte de renvoi, accepté de servir d’agent de liaison aux seriates sanguinaires locales d’El Arkam, commandées alors par Abou Djihad et Oussama. Ces deux émirs de l’ex GSPC lui demanderont, d’abord, de leur fournir des informations sur la mobilité des services de sécurité. Ils le chargeront, quelques semaines plus tard, de déposer une bombe de fabrication artisanale au niveau du barrage fixe de la BMPJ de Thénia, dans le but de faire exploser cette infrastructure sécuritaire. Seulement, l’inculpé fut arrêté par les services locaux de sécurité avant qu’il ne commette son attentat dans la ville précitée, grâce à des renseignements précis. Les artificiers de la police judiciaire firent alors usage de leur savoir faire pour désamorcer l’engin explosif, une fois localisé. L’accusé (B. R. ) a aussi déclaré aux enquêteurs, a t-on ajouté qu’il avait restitué une deuxième bombe artisanale au chef terroriste Abou Djihad, parce que l’occasion ne s’est guère présentée pour la déposer à un moment précis dans un autre endroit indiqué. Appelé à la barre, la veille du week-end dernier, le mis en cause a, toutefois, nié en bloc son implication dans des actes terroristes qu’il avait pourtant précédemment reconnus. S’en tenant, comme à l’accoutumée, à l’arrêt de renvoi, le représentant du ministère public avait requis contre lui une peine de 20 ans de réclusion. Rendant son verdict après les délibérations, le juge l’a finalement condamné à 10 ans de prison ferme. La même instance judiciaire, qui poursuit sa troisième session criminelle de l’année 2013, avait prononcé pour rappel, par contumace, durant ces deux dernières semaines, de lourdes peines de prison contre lés éléments de phalanges sanguinaires locales, dont la plupart ont été éliminés entre 2011 et 2013.

Salim Haddou