Aïn Bessem Malgré l’abondance de la production agricole dans la région – Chers, les fruits et légumes !

La plaine des Aribs de Aïn Bessem, s’étalant sur près de 2000 hectares, produit toute sorte de légumes, notamment la pomme de terre. Malgré l’abondance de la production agricole dans cette région, les prix des légumes connaissent, ces jours-ci, une augmentation importante.

Au niveau des deux marchés de proximité de la commune d’Aïn Bessem, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Bouira, les prix des fruits et légumes enregistrent une hausse vertigineuse. Des commerçants justifient cette majoration par certains facteurs liés aux facteurs météorologiques et la cherté des produits phytosanitaires. Les chefs des ménages abordés affirment que leurs portes monnaies sont mis à rude épreuve. « Les prix sont inabordables. Nous n’arrivons pas à trouver les causes de cette hausse des prix, surtout lorsqu’il s’agit des légumes et fruits de la saison qui sont actuellement hors de notre portée », dira un père de famille en ajoutant pour étayer ses dires : « Pourtant, Aïn Bessem est connue pour être une région agricole par excellence. Durant plusieurs années, notre marché accueillait des citoyens de toute la wilaya qui venaient pour acheter les légumes affichés souvent à des prix abordables. Aujourd’hui, c’est nous qui nous déplaçons vers les marchés de Bouira, car les prix sont nettement moins chers que chez nous». Une virée dans le marché du centre-ville d’Aïn Bessem nous a permis de constater l’ampleur de cette flambée. La pomme de terre est cédée à 40 DA, les petits pois à 50 DA, le poivron à 120 DA, la tomate à 80 DA, les haricots verts à 180 DA, l’oignon à 50 DA, la courgette à 120 DA, la salade verte, quant à elle, frôle la barre des 80 DA. Quant au prix des fruits, ils sont tout simplement inabordables, la pomme d’importation est cédée à 160 DA, l’orange de bonne qualité à 180 DA, la poire à 210 DA et la banane à 160 DA. « Nous n’avons plus de choix. Il ne reste que les épinards qui demeurent à notre portée. Ils se vendent à 15 DA la botte », dira une mère de famille rencontrée au marché du chef-lieu. Une augmentation de 11,2 % pour les légumes et de 32 % pour les fruits a été enregistrée ces derniers temps, indique-t-on.

Oussama. K.