l Les citoyens de la ville de Lakhdaria ne cessent d’attirer l’attention des autorités locales concernant les multiples défaillances du réseau d’adduction de l’eau potable observées ça et là dans la ville. Pourtant il n’y pas si longtemps, tout juste quelques semaines, dans plusieurs quartiers de cette localité l’eau ne coulait que rarement dans les robinets. Actuellement, alors que la saison des pluies est largement entamée, de nombreux citoyens, habitant le quartier Hammana, soutiennent qu’ils continuent à n’être alimentés qu’une fois tous les trois jours. Mais quand l’eau arrive, elle ne profite pas toujours pleinement aux ménages puisque “elle coule à flot sur les trottoirs et les fossés sont continuellement saturés de ce liquide précieux s’échappant des tuyauteries défectueuses” argumentent les citoyens dudit quartier. En effet, une petite tournée à l’intérieur du lotissement sus-cité nous fait découvrir l’ampleur des quantités d’eau qui se déversent à l’extérieur de la canalisation et se perdent dans la nature. La même image et le même laisser-aller est également visible du côté de l’hôpital de la ville. Là, le problème de la défectuosité du réseau d’AEP perdure depuis de longues années, mais à ce jour les autorités publiques ne sont nullement pressées de mettre fin définitivement à ce grave désagrément qui pénalise les habitants d’une grande partie de la ville. En effet, du côté de l’hôpital où nous nous sommes rendus pour vérifier de visu et le long de la route qui mène vers le village Hazama, les bourbiers, alimentés par l’eau qui fuit de la conduite, ne cessent de se succéder. Sur les lieux, pas moins de dix emplacements défectueux, sont visibles le long de la chaussée, sur un tronçon ne dépassant guère les deux cent mètres environ. Ainsi et face à cette fâcheuse situation qui met en émoi la population de la ville, qui se voit privée d’eau même pendant l’hiver, les services de la commune ne daignent malheureusement pas bouger le petit doigt pour remédier au problème. En effet, l’imperfection de la conduite d’eau potable, observée à travers plusieurs points de la ville est une réalité qui crève les yeux, alors la question qui se pose d’elle-même est la suivante : qu’attend l’APC pour mettre en place une nouvelle canalisation? Et dire que le problème persiste depuis des années.
Anis S.
