Les détenteurs des Diplômes d’études universitaires appliquées (DEUA) lancent un cri de détresse, suite à la déclaration du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, portant sur le refus de l’équivalence DEUA-LMD.
En effet, les DEUA interpellent le premier ministre afin qu’ « il mette fin à la souffrance de près de 100.000 détenteurs de DEUA », lit-on dans le communiqué rendu public par le syndicat des détenteurs de DEUA. Ce dernier plaide pour la mise en place des solutions pédagogiques et professionnelles, « pour qu’ils puissent intégrer le marché du travail ». La réponse apportée par le ministère de la tutelle a suscité une grande colère chez les titulaires des diplômes DEUA, qui se battent depuis plusieurs années pour arracher cette équivalence. « Le ministère de l’Enseignement supérieur a dupé les étudiants. Au départ, on leur a fait croire que le DEUA est un diplôme universitaire, mais sur le marché de travail, il est considéré au même titre que les diplômes délivrés par les centres de formation professionnelle », a expliqué le même document. Les protestataires expriment, via ce communiqué leur ras-le-bol quant à « l’injustice » exercée à leur égard. « Le LMD et le DEUA sont obtenus à l’issue de trois ans de formation supérieure, mais sur le terrain on fait face à une grande différenciation », s’indignent-ils. Ils ajoutent : « depuis 2011, nous avons sollicité plusieurs organisations, dont la direction générale de la fonction publique, l’union générale des travailleurs algériens et des députés, mais en vain ». Ladite organisation syndicale a tenu à dénoncer ce qu’elle a qualifié de solution « artificielle » du ministère de la tutelle, concernant la promulgation d’une décision ministérielle portant sur la permission aux DEUA de continuer des études supérieures pour l’obtention de licences LMD. « Le taux des titulaires qui ont été admis dans les universités pour poursuivre leurs études dans ce cycle ne dépasse pas les 2% », a fait savoir la même source.
Samira Saïdj
