Poursuivis pour financement de groupes armés et non dénonciation, trois membres présumés d’un ex-réseau de soutien à l’ex- GSPC ont été condamnés à une peine de 18 mois de prison ferme, avant-hier jeudi, par le tribunal criminel de Boumerdès. Deux autres mis en cause dans ce procès ont été quant à eux, finalement acquittés, en l’absence de preuves de leur culpabilité. Les faits de cette affaire remontent à la fin de l’automne 2011. Une période où les services spéciaux de la police judiciaire avaient méthodiquement renforcé leur dispositif de sécurité notamment prés d’Alger; où l’on redoutait des attentats terroristes. Les limiers de la police ont pu arrêter, alors, grâce à l’interception de messages codés très vite interprétés, pas moins de cinq individus fortement soupçonnés d’accointances avec l’organisation terroriste citée. Selon l’acte de renvoi, les mis en cause, dont deux originaires de Dellys, Amar M. et Farés H., deux de l’Est du pays et le cinquième d’Alger, étaient constamment en relation avec l’ émir d’une seriate de Djound El Ansar, Omar M., alias Omar Oussama. Amar M., un non voyant déjà incarcéré une année à la prison de Constantine pour une inculpation similaire, aurait confié à un autre détenu qu’il continuerait d’agir pour le compte d’un réseau terroriste, une fois remis en liberté. S’en tenant à une telle déclaration contenue dans l’arrêt de renvoi, le représentant du ministère public a requis contre ces prévenus des peines allant de trois à cinq ans de réclusion. Après les plaidoiries et la mise de l’affaire en délibéré le juge a finalement condamné trois d’entre les mis en cause à 18 mois de prison ferme.
Salim Haddou
