L’association nationale des commerçants et artisans (ANCA) a salué les mesures prises par le ministère du Commerce concernant l’arrêt de l’importation des viandes rouges congelées. En effet, afin de promouvoir la production nationale, ladite association appelle le ministère de l’Agriculture et du développement rural et de la pêche «à encourager davantage les éleveurs de bétail», lit-on dans un communiqué rendu public par cette entité syndicale. Pour ce faire, cette dernière a mis en exergue la nécessité d’augmenter le nombre de têtes de bétail, précisant que le nombre de têtes d’ovins est à moins de 25 millions et celui de bovins ne dépasse pas les deux millions actuellement. L’association des commerçants a appelé également les hommes d’affaires à s’impliquer davantage dans le domaine de la production des viandes rouges «en lançant des projets d’investissement au niveau national», a plaidé la même source. Le président de l’ANCA, El Hadj Tahar Boulenouar, a regretté le fait que la production nationale actuelle ne satisfasse pas les besoins des citoyens en matières de viandes rouges: «La production est estimée à moins de 600 000 tonnes par an, alors que la demande avoisine 1 million de tonnes par an», a-t-il fait savoir, ajoutant que «plus de 80% des matières premières, dont l’aliment de bétail, sont importées». Il est utile de souligner que le Premier ministre a donné des instructions pour l’arrêt de l’importation des viandes congelées avec le maintien, dans les limites, des besoins exprimés au plan national. Le ministre du Commerce par intérim, Abdelmadjid Tebboun, avait indiqué que «les marchés de viandes congelées ont enregistré pendant plusieurs années des dépassements graves et préjudiciables au citoyen notamment en présentant la viande congelée comme fraîche». Et d’ajouter : «Je ne vois aucun intérêt pour l’économie nationale, ni pour le consommateur de persister dans cette démarche au moment où nos capacités nationales en viandes ovines couvrent la demande. Notre cheptel compte 27 millions de têtes et c’est très suffisant mais nous continuerons d’importer de la viande bovine fraîche dans la limite des besoins locaux».
Samira Saïdj
