Khaled Tazaghart tente une démonstration de force

Partager

Cent quatre-vingt-dix militants et élus des communes de Tazmalt, Tamokra, Amalou et Timezrit ont rejoint les rangs des frondeurs en démissionnant du FFS jeudi dernier. On reproche à l’actuelle direction nationale d’être passive devant la situation qui prévaut au sein du parti, notamment au niveau de la fédération de Béjaïa dont les rangs se sont totalement dégarnis depuis la démission des membres du bureau fédéral. Le nombre de contestataires au niveau de la formation chère à Aït Ahmed augmente de plus en plus, depuis que ce dernier l’ait quitté. «Les opposants à l’actuelle présidium, qui ont quitté le parti, depuis le début de l’année, dépassent les 700 militants », avouera un membre du conseil national du parti. Un responsable démissionnaire de la section de Timezrit déclarera qu’Aït Ahmed lui-même avait toujours dit qu’un homme d’honneur est celui qui ne s’engage pas et n’engage pas non plus les siens à la légère. Dans toutes ces démissions collectives transmises à l’instance présidentielle par les militants et élus de ces quatre communes, il est souvent rappelé que les propos qualifiés d’obscènes proférés à l’encontre du secrétaire fédéral intérimaire par un député la non contribution financière du sénateur et de tous les députés, excepté Khaled Tazaghart, pour la réalisation de la stèle des martyrs de 1963, en sont les véritables motifs. Le premier à avoir démissionné est, justement, le député et désormais ex-secrétaire fédéral de Bgayet qui avait fustigé et la direction nationale et les députés de la circonscription de Bejaïa qui n’ont pas mis la main à la poche ni retroussé les manches pour l’aider à réaliser le projet d’édification d’une stèle à la mémoire des martyrs de 1963-1965. Après l’avoir réalisé avec la volonté des autres militants, ce dernier quittera le parti FFS. Il a été suivi par les membres de son bureau fédéral, puis par d’autres militants de sections communales pour faire tâche d’huile et que le spectre de la démission touche d’autres wilayas. En effet, sept cadres du parti au niveau de la wilaya de Bouira ont claqué la porte du FFS ce mardi. Ils avaient tenté de servir de médiateurs entre les démissionnaires de Béjaïa et la direction nationale, mais ils ont été déçus par cette dernière qui aurait refusé de les recevoir et aurait même affiché un mépris à l’égard de cette initiative. Face à cette situation de mépris, ces militants ont déclaré n’avoir trouvé d’autre issue que la démission pour ne pas cautionner ce genre d’agissements. L’implosion du FFS poussera-t-elle l’actuelle direction nationale à abdiquer et organiser un congrès extraordinaire ?      

A. Gana

Partager