Les instructions d’El Ghazi

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Le ministre auprès du Premier ministre chargé de la Réforme du service public, Mohamed El-Ghazi, a annoncé lors de sa visite de travail et d’inspection effectuée, hier, à Tizi-Ouzou, qu’une légère amélioration a été enregistrée dans les prestations de service public au niveau de la région, tout en précisant, tout de même, que beaucoup restait à faire dans ce domaine.

«Un petit effort commence à se faire dans ce secteur. Mais il y a encore beaucoup de choses qui doivent être refaites, notamment en termes de prestations. Je parle d’Algérie Poste de Tizi-Ouzou, qui ne répond plus aux exigences. Même si nous organisons le service de manière parfaite, l’exiguïté des locaux ne permet pas une bonne prise en charge du citoyen », dira M. Mohamed El-Ghazi, qui poursuivra en indiquant qu’il a demandé aux responsables de procéder à l’extension de la poste Chikhi. « Il y a un terrain juste derrière la structure. C’est là où se fera cette extension », affirme-t-il. Il aurait également instruit le wali de Tizi-Ouzou pour trouver une assiette et y construire une poste digne de la wilaya. Pour ce qui est des dossiers de recrutement, le ministre expliquera que les procédures ont été allégées. En marge de cette visite, le ministre auprès du Premier ministre chargé de la Réforme du service public a animé un point de presse lors duquel il indiquera qu’il est venu, aujourd’hui à Tizi-Ouzou pour voir comment se portent les prestations dans les services publics, du moins dans leurs premiers pas dans le cadre de la réforme. « Je tiens à souligner que les services publics ne se résument pas uniquement aux guichets de l’état civil ou de la daïra. Mais aussi à toutes les directions que nous avons inspectées et plusieurs autres services que nous n’avons pas visités, notamment celles de la santé des transports et l’éducation. Le service public, c’est aussi l’éclairage public, le ramassage des déchets ménagers et l’état des routes, entre autres », dira-t-il. Il ajoutera que la mission des services publics ne se résume pas « qu’à la refonte et à l’allégement des procédures et des documents. Si ce ministère a été créé c’est parce que le Président de la République, en collaboration avec le Premier ministre, a jugé nécessaire d’accorder la priorité au fonctionnement des services de l’état, qui usent les citoyens. Les documents nécessaires demandés sont une demande de l’intéressé des photos d’identités, une copie de la pièce d’identité et une autre du diplôme. Dans le cas où il réussit son concours, l’administration qui le recrute lui demande de compléter son dossier. J’ajouterai que même la carte militaire n’est pas demandée ». Il précisera que « pour la réforme du service public, nous avons insisté sur la ressource humaine qui est fondamentale. Malheureusement, dans certaines administrations, des personnels du DAP, qui n’ont aucune qualification et qui y ont été placés compilent des documents, dont ils n’en connaissent, peut-être, même pas la valeur et la confidentialité ». Le ministre affirmera qu’il a été demandé à toutes les administrations d’avoir un programme de formation en direction de ces jeunes, mais également de les titulariser quand cela est possible. « Je vais parler d’un certain nombre de directives du Premier ministre, en matière de pourvoiement de postes qui sont libres au niveau de la fonction publique et que nous sommes en train de chiffrer jusqu’à maintenant avec les différentes administrations et ministères, pour pouvoir recruter et donner la priorité aux jeunes qui travaillent, déjà sur place », expliquera le premier responsable du secteur, en ajoutant : « Vous avez cité l’exemple du ministère de l’Intérieur qui, je pense, est la locomotive du service public. Pour les autres secteurs, nous avons créé un comité interministériel. Nous avons pratiquement ciblé toutes les actions et les allégements qui doivent se faire, ainsi que les procédures, soit à bannir où à réformer dans tous les secteurs. Nous avons validé toutes ces propositions, en collaboration avec les autres ministères ». Concernant la programmation des journées de réception, il dira que cela revient aux administrations, tout en précisant que rien ne limite aux responsables la réception des citoyens. À un confrère qui releva la non utilisation de certains nouveaux équipements acquis dans le secteur de la santé le premier responsable du secteur de la réforme du service public affirmera qu’« en ce qui concerne les équipements médicaux, le ministre de la Santé sera saisi par mes soins. J’attirerai son attention et, certainement, il enverra une inspection au niveau local pour voir si ce matériel n’est pas utilisé », dira-t-il en insistant sur le fait que les équipements achetés par l’Etat, tous secteurs confondus, doivent être utilisé. Il ajoutera : « L’un des problèmes de notre pays est la ressource humaine que nous devons former et rendre opérationnelle. Car chaque algérien a une Algérie dans sa tête. Si ce ministère a été créé c’est parce qu’il y avait un divorce entre l’administration et le citoyen. Maintenant, nous devons y remédier. D’ailleurs, nous sommes en train de préparer un texte réglementaire pour la création de l’observatoire du service public qui impliquera plusieurs parties concernées, notamment la société civile, le mouvement associatif, ainsi qu’un certain nombre d’organes publics et privés ». 

Un observatoire du service public en projet 

Concernant la CNAS, le conférencier indiquera qu’il fera une proposition au ministre du Travail pour une éventuelle étude quant à la signature d’un accord de coopération entre les laboratoires d’analyses avec les médecins privés. Lors de cette visite, le même responsable précisera que le ministère de l’Intérieur enverra deux inspecteurs, chaque semaine, au niveau des directions, sans aviser ces dernières pour voir le fonctionnement du service public. « Nous allons mettre en place un service de formation d’inspecteurs. De plus, nous préparons des sites du service public concernant tous les secteurs », conclura t-il.Accompagné d’une importante délégation, composée notamment de M. Bouazghi, wali de Tizi-Ouzou, le ministre chargé de la réforme du secteur public s’est, en effet, rendu, en premier lieu, au niveau du siège de l’ADE de Tizi-Ouzou. Sur place, une représentante de ladite agence précisera au ministre que l’Algérienne des Eaux de Tizi-Ouzou gère 62 communes. « L’un de nos soucis majeurs est l’amélioration des prestations du service public. Pour atteindre cet objectif, nous avons procédé à l’agencement de plusieurs de nos agences dans différentes localités, notamment l’agence commerciale de la nouvelle-ville de Tizi-Ouzou, ainsi que les agences clientèle de Freha, Azazga, Boghni et Draâ Ben Khedda. De plus, d’ici le 31 mars prochain, nous procéderons à l’inauguration d’une nouvelle agence clientèle à Azeffoun, et avant la fin de l’année en cours, nous prévoyons l’agencement au niveau de plusieurs autres localités, entre autres les localités de Ouadhias et Béni Douala », a-t-elle dit en poursuivant : « Nous avons la perspective d’ouvrir une caisse à Tadmait appartenant au centre de Draâ Ben Khedda. Nous avons adopté depuis juillet dernier, l’opération recouvrement via Algérie poste, dans le but de faciliter les paiements ». Pour ce qui est des chiffres, elle indiquera que la production de l’ADE a évolué de 40%, après la mise en service des transferts des eaux des barrages de Koudiet et Taksebt, ce qui a contribué selon elle, à l’amélioration de la consommation journalière qui est passée de 138 000 litres en 2009 à 194 000 litres par jour en 2012. La fréquence de la distribution quotidienne est passée, quant à elle, de 54% à 84 %.  Par la suite, le ministre s’est déplacé au niveau de la poste Chikhi où il a fait le tour des guichets. Sur les lieux, M. El-Ghazi expliquera au responsable de ladite poste que l’accueil doit se faire de manière convenable. « Je vous ai instruits quant au port de badges par les employés, qu’attendez-vous pour le faire », a-il ajouté tout en interrogeant les employés quant à la disponibilité des timbres et sur les problèmes rencontrés lors de leur distribution. Le premier responsable du secteur du service public poursuivra sa visite en se rendant au niveau de l’agence CNAS où il a reçu des explications du directeur de la structure qui dira, entre autres, que le programme Chiffa couvrait, désormais, 97,57 % de la wilaya. Après cela, la délégation a fait une virée à la polyclinique de la nouvelle ville où M. Mohamed El-Ghazi a eu à visiter les différents services de cet établissement. La même délégation s’est, ensuite, rendue au niveau du siège de la direction de l’Architecture, de l’Urbanisme et de la Construction, où le responsable de cette dernière indiquera au ministre que ses services renferment 27 architectes et 36 ingénieurs. Puis, le premier responsable du service public s’est déplacé vers les différents services du siège de la direction de l’Emploi. Sur place, Mme Zaida, directrice de l’emploi, dira que « tous les jours sont jour de réception. Beaucoup de jeunes se déplacent au niveau de notre direction pour demander des informations et se renseigner sur les différents services ». M. El-Ghazi a clôturé sa visite de travail en effectuant un dernier saut au service de la Réglementation et des Affaires  générales.

         

Samira Bouabdellah

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