L’école primaire « Boussaid Amrou », d’Ameddah, sur les hauteurs et à une dizaine de kilomètres du chef-lieu, est le seul établissement qui n’est pas encore doté de cantine scolaire. On croit savoir que les actions du comité de village, notamment les fermetures des sièges de l’APC et de la daïra ont été concluantes, dont la dernière remonte au 13 janvier passé. Il faudra peut être rappeler que les élèves étaient retenus chez eux durant plus d’une semaine pour dénoncer la situation dans cet établissement. Si le comité avait posé le problème du départ du directeur, cette revendication (la cantine) a aussi occupé une bonne place. « Une commission est arrivée sur les lieux et après discussions, nous avons décidé de suspendre la grève et d’envoyer nos enfants à l’école en attendant une autre commission qui sera dépêchée, incessamment, de l’académie pour faire l’état des lieux dans cet établissement », nous apprendra le président du comité de village. Interrogé sur les conditions de scolarité dans cette école, ce dernier nous apprendra qu’« elles ne sont pas bonnes, d’autant plus que l’école se trouve dans un endroit exposé au vent et au froid glacial ». Concernant la cantine, il n’y a aucune possibilité d’aménager une classe, car elle ne dispose pas de salles vides. Mais il faut souligner que deux terrains ont été choisis pour la réalisation de ce service complémentaire. « L’essentiel pour nous est de lancer le projet. Nous avons eu des garanties qu’elle sera prise en charge », conclura notre interlocuteur. Signalons que pour les élèves de ce village, de plus de deux mille habitants et des hameaux environnants, les collégiens du CEM de Tiâchach, ont été finalement soulagés. Car ce dernier a bénéficié d’une cantine scolaire à la veille des vacances d’hiver passé. Du coup, ce sont tous les collégiens qui bénéficient de repas chauds dans une grande salle aménagée à cet effet, après avoir eux aussi recouru à des actions de rue en fermant aussi bien le siège de la daïra que les CEM et les lycées de Tizi Gheniff, en octobre dernier.
A. O.
