Les citoyens de la commune de Timizart, dans la daïra de Ouaguenoun, ayant bénéficié d’une aide financière à l’habitat rural, se retrouvent dans une situation pour le moins insolite. En effet, pour pouvoir encaisser les chèques dont ils ont bénéficié ils sont obligés de se déplacer jusqu’à la ville côtière de Tigzirt, où se trouve l’agence bancaire devant les régler, en l’occurrence la BADR. Mais le problème irritant est que ces citoyens sont contraints de se réveiller tôt ou, parfois, veiller carrément devant la porte de la banque afin d’espérer pouvoir accéder aux guichets tellement que les bénéficiaires sont nombreux et les locaux de la banque exigus. Cette situation quasi-burlesque pousse même ces bénéficiaires à louer des voitures (pour ceux qui n’en possèdent pas), vu le long trajet et les escales qu’il faut faire. Ils se demandent, d’ailleurs, « pour quelle raison la BADR n’installe pas une agence au niveau de la commune de Tikobaïne, le chef-lieu de la daïra de Ouaguenoun à laquelle est rattachée la commune de Timizart, pour leur faciliter la tâche ? ». Il est à signaler, également, que mêmes les jeunes ayant bénéficié de l’éligibilité auprès de l’ANSEJ ou du CNAG sont aussi orientés vers la BDL de Tigzirt, même si la pression sur cette banque est moindre que celle exercée sur la BADR. Ainsi, les citoyens concernés lancent un appel aux responsables du CNS, du l’ANSEJ, du CNAG, mais aussi aux responsables des deux banques précitées et aux autorités locales afin de les soulager de ce clavaire qui n’a que trop duré en espérant que leur appel soit entendu.
Aït Slimane Amazigh
