L’entrée en vigueur, en mars dernier, du nouveau dispositif de répression des infractions au code de la route, a entraîné une baisse du nombre d’accidents mais il n’a pas mis fin, pour autant, aux drames qui continuent d’endeuiller les familles. Ainsi, selon les chiffres fournis par la Gendarmerie nationale, pour la seule période allant du 16 au 22 novembre, pas moins de 433 accidents se sont produits sur les routes, blessant 690 personnes et en tuant 57. Si le nombre des accidents et des blessés a baissé, par rapport aux chiffres d’un bilan précédent, le nombre des décès a enregistré une hausse. En dépit du dispositif répressif mis en place, des gens contreviennent toujours aux règles de circulation : vitesse excessive, refus de priorité, alcool… Durant la même période, 1316 permis de conduire ont été retirés, dont 311, soumis à une procédure de saisine du wali, risquent d’être suspendus, voire annulés, en fonction de la gravité de la faute. Mais la saisie ou l’annulation du permis de conduire d’un chauffard, voire son emprisonnement, ne fera pas revenir à la vie sa victime ni lui rendre la santé, si elle est handicapée à vie. Devant la recrudescence des accidents, beaucoup de gens souhaitent un renforcement des mesures de répression contre les chauffards, qui mettent leur vie et celle des autres en danger. Mais en même temps, il est nécessaire de multiplier les campagnes de sensibilisation sur les dangers de la route, d’appeler au civisme des citoyens pour le respect des règles de conduite. Seule une prise de conscience de chacun pourrait réduire les accidents et leur cortège de malheurs !
S. Aït Larba
