Les établissements scolaires des trois paliers de l’éducation : primaire, moyen et secondaire, seront paralysés à partir d’aujourd’hui. Les syndicats autonomes activant dans le secteur de l’éducation veulent, ainsi, protester contre les promesses non tenues du ministère de Tutelle concernant, notamment, la révision du dysfonctionnement contenu dans le statut particulier 08/315 des travailleurs de l’éducation nationale. C’est l’Union nationale des personnels de l’éducation et de formation (Unpef) et le syndicat national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest) qui ouvrent, aujourd’hui, le bal de la série d’actions de protestation enclenchées par les syndicats autonomes du secteur de l’éducation. On peut dire que les assurances du ministère de Tutelle ne semblent pas pour autant convaincre les syndicats autonomes du secteur, qui ont fait le choix d’opter pour une grève ouverte à partir d’aujourd’hui, et ce, jusqu’à satisfaction totale de leurs revendications. En effet, l’Unpef et le Snapest ont jugé « négatif» les engagements du département de Abdellatif Baba Ahmed. À cet effet, ces deux entités syndicales ont décidé de maintenir leur mouvement de grève à compter d’aujourd’hui. L’Unpef entamera une grève d’une semaine renouvelable, tandis que le Snapest s’est contenté d’opter pour une grève de deux jours à partir d’aujourd’hui. Le Conseil national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest), quant à lui, a réuni son conseil national, hier, pour réfléchir au mouvement de grève à entreprendre. À l’heure où nous mettons sous pression notre papier, le Cnapest n’a pas encore achevé les travaux de son conseil national. Il y a lieu de rappeler que l’Unpef a insisté sur la révision du dysfonctionnement contenu dans le statut particulier 08/315 des travailleurs de l’éducation nationale, tous corps confondus. Ce syndicat a réitéré son attachement à sa plate-forme de revendications qui tourne autour de « l’intégration de certaines catégories d’enseignants du cycle primaire et moyen dans des postes correspondants à leur profil, en application des lois et règlements et cela sans conditions ».
Le SNTE menace de reprendre la protesta
Il a également appelé « au traitement du dossier des corps communs et des travailleurs professionnels, ainsi que des agents de sécurité pour leur assurer une vie digne, la suppression de l’article 87 bis et le rejet de la revalorisation de 10%, la régularisation de la situation des ingénieurs dans les cycles primaire et moyen, l’intégration du personnel technique des laboratoires dans le statut de l’éducation nationale et le droit des adjoints de l’éducation à la promotion dans leur carrière et à leur intégration dans la catégorie 10 au lieu de la 8 ». Le syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE) a décidé de sortir de sa réserve. Le président du SNTE, M. Abdelkrim Boudjnah, a, lors d’une conférence de presse tenue, hier, au sein de son siège national à Alger, affirmé que son syndicat compte entamer un large mouvement de protestation dans les prochains jours. Cette action, a-t-il dit, « intervient afin de dénoncer la décision du ministère de l’Education nationale de suspendre les travaux avec le SNTE ». De ce fait, le président de cette organisation syndicale compte saisir les organisations internationales de travail (OIT). Ce syndicaliste demande également l’intervention du président de la République afin de trouver un terrain d’entente aux préoccupations des travailleurs de l’éducation.
L. O. CH.
