Les lycéens battent le pavé

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à l’instar de leurs camarades de la localité voisine de Draâ El-Mizan, les lycéens des classes de terminale de Tizi Gheniff, entraînant dans leur sillage ceux des deux autres paliers, sont en grève depuis plus d’une semaine, exigeant l’allègement des programmes. Entamant leur mouvement de protestation le mercredi 15 janvier pour exiger, les lycéens candidats au baccalauréat de la session de juin prochain sont sortis, jeudi dernier, pour battre le pavé à travers les rues du chef-lieu de Tizi Gheniff, notamment le long de la principale rue qui traverse la ville, pour rejoindre leurs camarades du lycée Ouarzeddine, sis à l’autre extrémité de la ville. Ainsi, le flot impressionnant de cette masse juvénile a créé naturellement, une paralysie de la circulation au niveau de cette importante voie de communication durant un bon bout temps, au grand dam des usagers. La ville de Tizi Gheniff, en effervescence, ne laissa pas indifférents les nombreux badauds qui ne comprenaient rien à cette déferlante, alors que d’autres, plus au courant de la situation, n’hésitaient pas à taquiner les marcheurs, leur signifiant qu’ils devaient apporter du nouveau au lieu de suivre la trace des anciens qu’ils avaient refusé de  suivre dans leur contestation, l’année dernière et la précédente. « Lorsque nous étions en classe de terminale, il y a trois années, ceux-là même qui battent le pavé ont refusé de nous suivre, arguant qu’ils n’étaient pas concernés, alors que lorsque leur tour est venu, ils n’ont pas hésité à faire sortir les élèves de première et deuxième année de leurs classes », fulmine un étudiant, ex élève au LEP de Tizi Gheniff, qui pense que de toute évidence, il n’y a plus ce problème d’allègement des programmes ou « El Aataba », car les responsables de l’éducation n’aimeraient pas que cela se réédite chaque année. Enfin, il est attendu le retour de tous ces élèves, aujourd’hui, dans leurs classes, mais ils risquent de se retrouver sans enseignant en classe, puisque leurs professeurs vont enclencher, à leur tour, une grève illimitée.

Essaid Mouas

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