Le cyberparc de la Nouvelle-ville de Sidi Abdellah (Alger) sera livré fin 2007. C’est le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Boudjemaâ Haïchour qui a avancé cette échéance lors de sa visite hier au site qui va accueillir le technopole, le premier du genre en Algérie. Accompagné d’une importante délégation composée de patrons d’entreprises publiques et privées, d’attachés d’ambassades étrangères en Algérie, ce technopole qui s’étend sur une superficie de 300 hectares servira de lieu de regroupement aux opérateurs et entreprises qui activent dans le secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication. L’objectif principal de ce projet qui a, faut-il le rappeler, pris un retard considérable dans sa réalisation, puisqu’il date de 1994, est de stimuler l’industrie des technologies de l’information et de la communication (TIC) en Algérie et de fournir un support technique et d’affaires de qualité pour les entreprises en Algérie. Le cyberparc accueillera des activités de production et d’assemblage de composants électroniques et autres, ainsi qu’une industrie de logiciels. Le mini « Silicon Valley » algérien sera composé du parc technopolitain qui comprendra un immeuble, un centre d’affaires et un hôtel d’entreprises, le district d’innovation (un incubateur, centre d’études et de recherches des TIC, la pépinière d’entreprises, ainsi qu’un pôle de soutien avec ses restaurants, commerces, son hôtel, auditorium et centre de télécommunications. Le budget alloué à la réalisation de ce grand projet, pour lequel sont impliqués des sociétés issues de 5 nationalités, est estimé à 10 milliards de dinars. « A travers ce projet de grande envergure, l’Algérie affiche ainsi sa volonté et sa détermination à s’investir dans le développement des technologies de l’information et de la communication pour améliorer les performances de son économie, créer de nouvelles opportunités et accélérer son programme d’équipements », a souligné Haïchour. Et d’ajouter que ce pôle compétences participer a ainsi, au processus de transformation de l’économie nationale et à son arrimage à l’économie mondiale. Par ailleurs, le directeur général de l’Agence nationale du développement de l’investissement (ANDI) énumérera en détails, les avantages fiscaux dont bénéficieront les investisseurs qui implanteront leurs projets au sein du cyberparc dans le souci de l’Etat de promouvoir et d’attirer les compétences mondiales dans le secteur des hautes technologies
Elias Ben
