L’œuvre de Matoub est sans doute l’une des plus riches et les plus variées, en termes de thèmes soulevés. Tout au long de sa carrière il a produit 34 albums, où il a fait le tour de nombreux sujets et thèmes. La première intervenante, Lynda Ouattah, tiendra d’ailleurs à l’affirmer, en soulevant deux principaux sujets récurrents dans les créations du rebelle. Dans une recherche assez approfondie, elle mettra en avant les thèmes de la mort, d’un côté et l’espoir, de l’autre. La conférencière tentera de décortiquer les deux aspects, en mettant en avant les poèmes de Matoub. À commencer par la mort. Ainsi, soulignera-t-elle, » il s’agit là d’un thème très présent dans les poèmes de Matoub ». Imprégnées de tristesse, les chansons de l’artiste font très souvent référence à la mort, explique-t-elle. « Matoub en parle dans 32 de ses poèmes sur les 223 édités « , ajoute Lynda Ouattah. Elle explique, néanmoins, les différents aspects avec lesquelles le thème est mis en avant par l’auteur. La mort physique, mais aussi celle symbolique. Citant quelques vers des chansons de Matoub, dont notamment « Yir Attan », « Assagi Ligh » et » Ayahbib n tegrawla », entre autres célèbres chansons du martyr, l’intervenante explique comment l’auteur à mis en avant la mort violente, puis celle du sacrifice, mais aussi la mort à cause d’une quelconque trahison. Matoub s’est aussi engagé dans un terrain beaucoup plus abstrait. Celui de la mort symbolique. L’intervenante soulignera en effet que Matoub Lounès a très souvent parlé de la mort en tant que disparition de ce qui peut être cher à l’individu, la liberté la fraternité et bien évidement l’espoir. Le thème de l’espoir (Assirem) est le second dont la conférencière a tenté de trouver les aspects dissimulés à travers les poèmes et les chansons du rebelle. Un thème qu’on retrouve dans 34 de ses chansons. Avec des exemples, extraits des titres phares de Matoub, les aspects de « l’espoir d’atteindre quelque chose d’impossible et celui d’atteindre quelque chose de possible et réalisable », sont, d’après l’intervenante, les deux principaux cadres dans lesquelles l’espoir est mis en avant par Matoub dans ses textes
T. Ch.
