«La direction fait toujours dans la provocation»

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«À l’appel de la haine et de la division, au nom du forum, nous répondons, à partir de Tamridjt, à celui qui aime le couscous de Bouira, par la paix et la réconciliation entre les véritables militants ».  C’est avec ces termes que le désormais ex-fédéral du FFS de Béjaïa, le député Khaled Tazaghart, a commencé son intervention, lors de la rencontre organisée, hier, à la maison de jeunes de Tamridjt. Virulent, comme à ses habitudes, l’orateur s’attaquera au premier secrétaire national et à la direction du FFS, qu’il accusera d’avoir organisé dans la matinée à Béjaïa, un meeting « non pas pour rassembler les énergies, mais plutôt pour rassembler les allergies ». Le problème, à l’origine du fossé existant entre les frondeurs et la direction nationale, est incontestablement la stèle de la discorde, réalisée à Akfadou. Pour Khaled Tazaghart, cette dernière « consacre l’immortalisation du combat de 1963 et immortalise, par la même occasion, la lâcheté de l’actuelle direction nationale ». Avant lui, plusieurs ex-militants et responsables du FFS ont pris la parole. Le représentant de la commune hôte, Tamridjt en l’occurrence, informera les présents de la démission de 22 militants de sa commune et déclarera qu’ils soutiennent le forum, créé par les démissionnaires. Les anciens de 1963 ont, également, tenu à apporter leurs témoignages. Tout en se ralliant aux frondeurs, ils ont, à l’unanimité précisé qu’ils sont démissionnaires du FFS de 2013 et non de celui de 1963 pour lequel ils continueront à militer et combattre jusqu’à la fin. Ces derniers ont été qualifiés, par le membre de l’APW, Yahia Beloul, de « membres du présidium du forum », allusion au présidium contesté du FFS. Présents aux côtés des dissidents de la fédération de Béjaïa, deux militants démissionnaires de Bouira sont également intervenus. En revenant sur l’initiative de réconciliation rejetée par la direction nationale, Mohand Bensalem, ex-membre du Conseil national et du bureau fédéral de Bouira, a fustigé Ahmed Betatache en rappelant que lui-même avait démissionné en prenant connaissance des premiers résultats de la députation, lesquels n’avaient donné aucun siège à la liste qu’il menait. « Pourquoi alors est-il revenu sur sa décision, après la proclamation des résultats définitifs, lui offrant, ainsi qu’à l’un de ses colistiers, des postes de députés ? », s’interrogera l’orateur de Bouira. Il lui imputera également un bilan négatif, lors de son passage à l’APW de Bouira. Initialement prévue pour 11 heures, l’ouverture de l’assemblée de Tamridjt n’a eu lieu qu’aux environs de 14 heures pour ne s’achever qu’à la nuit tombée. Ce retard a été justifié par Khaled Tazaghart, qui attendait, soulignera-t-il, les résultats de la rencontre, dans la même matinée, organisée par la direction nationale. Hélas, se désolera Tazaghart, « le présidium et le secrétariat national font toujours dans la provocation, sans aucune volonté de réconciliation ». 

A. Gana

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