Un citoyen de 63 ans a rendu l’âme, dans la soirée d’avant hier jeudi, après s’être immolé par le feu, quelques heures auparavant, au centre urbain de Boudouaou, 12 kms au Sud-ouest de Boumerdès.
Il avait été admis dans un état critique, à l’hôpital des grands brûlés de Douéra, près d’Alger. Brûlé au troisième degré sur plus de 90/% de son corps, le sexagénaire a succombé à ses blessures, au cours de la même nuit. Son identité n’a pas été révélée, mais l’on apprend qu’il habitait avec sa petite famille, depuis plus d’une dizaine d’années, au site des auto-constructions du lieu dit Sidi-Aïssa. Il travaillait comme réparateur de montres, sans disposer d’un local commercial, comme l’exige la loi. Il aurait été sommé comme d’autres vendeurs et artisans informels, par la police, ces derniers jours, d’arrêter son activité a-t-on rapporté. Dans l’après-midi de jeudi, debout en face du commissariat, le sexagénaire avait, durant près d’une demi – heure, déversé toute sa colère contre certains responsables locaux, avant de s’asperger d’essence et de mettre le feu à son corps. De nombreux citoyens, ayant assisté à l’effroyable scène, se sont précipités vers lui pour le sauver, mais en vain. Les agents de la protection civile ont évacué son corps presque entièrement calciné vers l’hôpital spécialisé sus mentionné. Immédiatement pris en charge, et en dépit des soins intensifs qui lui ont été prodigués, la victime a donc rendu l’âme. Pour rappel, il y a presque trois ans, du côté de Dellys, un jeune homme avait également trouvé la mort, après s’être lui aussi immolé par le feu. Il avait auparavant crié son désarroi à cause des nombreux problèmes sociaux dont il souffrait. Ce fut là le début d’une longue et macabre série de ces actes désespérés. Sept, en moyenne, sont enregistrés chaque année.
Salim. Haddou
