Imsouhal : La récolte oléicole clôturée – Baisse sensible de la production

La production oléicole au niveau de la commune d’Imsouhal a enregistré une baisse sensible, cette année, par rapport à l’année dernière.

La saison passée on avait enregistré 547,40 hectolitres d’huile pour 3220 quintaux d’olive récoltés, alors que cette année, la récolte n’a pas dépassé les 2640 quintaux donnant une production de 440 hectolitres d’huile, selon les chiffres arrêtés au 26 janvier dernier, fournis par  le service agricole communal. Ce qui donne une baisse de 600 quintaux d’olives par rapport au contrat de performance établi par le même service pour l’année 2014 qui est estimé à 3240 quintaux. Selon certains propriétaires d’huileries que nous avons contactés, le rendement moyen au quintal se situe entre 14 à 18 litres, et cela varie d’une région à une autre. Le chef du service agricole attribue ce recul de productivité à la maladie dite de la «  mouche d’olive », qui a touché 5 à 10% des oliviers. M. Said Challal, spécialiste agricole juge, lui, que ce rendement est satisfaisant. « On ne s’attendait pas à un tel rendement vu les maladies qui ont atteint les oliviers, notamment la mouche d’olive, qui entraîne la chute des olives avant maturité la teigne, la cochenille noire et blanche, la tuberculose, la verticillose et le chancre, maladie qui apparaît suite à un orage de grêle. En plus de toutes ces maladies, il y a aussi la sécheresse », argumente notre interlocuteur, tout en signalant que cette année, la tendance a été inversée, contrairement aux années précédentes où l’on avait enregistré une production assez élevée en zone montagneuse, au dessus des 900 mètres d’altitude, 20 à 24 litres par quintal, avec une huile de meilleure qualité par rapport à la plaine. « Cette saison, les oliviers de la plaine n’ont pas subi de grands ravages contrairement à ceux de la montagne », a-t-il expliqué. Quant à la qualité de l’huile, elle est appréciée selon les goûts des consommateurs. Pour certains, elle est bonne, pour d’autres, elle est un peu piquante ou amère. Seul un laboratoire de contrôle de la qualité doté d’instruments de mesures fiables peut déterminer la qualité du produit, suivant les normes nationales et internationales.

Madjid  Aberdache