Le ministère de la Formation et l’Enseignement professionnels a dépêché hier, une commission pour enquêter sur l’affaire du CFPA de la commune de Haïzer. Pour rappel, le directeur de ce centre, M. Amrouni, avait entamé une grève de la faim, la semaine passée, dans le but de dénoncer de « graves dérives » au sein de son établissement sous l’ancienne direction. Cette commission devra mettre la lumière sur les accusations proférées par ce directeur, qui dit avoir relevé « beaucoup d’anomalies » dans certains domaines inhérents à la gestion du CFPA. Ainsi, il citera à titre d’exemple, « l’utilisation d’une billetterie parallèle au niveau de la cantine, la disparition de 40 diplômes vierges, le trafic de 26 diplômes, le paiement fictif d’une enseignante absente pendant 22 mois, le paiement de présalaires fictifs d’apprentis, faux et usage de faux et sortie illégale d’un nombre importants d’objets fabriqués par les stagiaires… ». Interrogé à ce sujet, le DFP de Bouira, M. Khalfi Rabah, dira: « Ce monsieur lance des accusations sans apporter la moindre preuve », avant d’ajouter que sa tutelle « est au courant de la situation et les mesures nécessaires vont bientôt être prises ». Si les enquêteurs du ministère corroborent les dires du directeur du CFPA de Haizer, M. Amrouni, ça serait, sans conteste, un scandale sans précédant qui éclabousserait le secteur de la formation professionnelle à Bouira. Contacté par nos soins, ce dernier nous a déclaré qu’il était prêt à « divulguer toutes les preuves en sa possession et les remettre aux enquêteurs ».
Ramdane Bourahla

