«L’Algérie cessera d’importer du ciment d’ici 3 à 4 années»

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Une convention d’investissement a été signée, avant-hier, entre une entreprise algérienne privée, « Hodna Cement Compagny » (HCC) et son partenaire sud-africain « Pretoria Portland Cement Limited » (PPC). Pour cela M. Amara Benyounès, le ministre du Développement Industriel et de la Promotion de l’Investissement, a assuré que l’Algérie cessera, certainement, d’importer du ciment grâce au renforcement de la production nationale. « Je rassure les algériens que d’ici 3 à 4 ans, il n’y aura plus de crise du ciment et on arrêtera même son importation définitivement, et ce grâce au renforcement des capacités de la production nationale», a déclaré Amara Benyounes, à l’APS, en marge de la signature de cet accord. Une nouvelle qui va, certainement, soulager les entrepreneurs locaux. En invoquant la crise du ciment dont souffre le pays, notamment ces dernières années, il a affirmé que des partenariats pareils participeront à mettre fin à cette crise. « Nous savons tous qu’il y a une crise du ciment en Algérie. Mais grâce à des partenariats pareils, on va mettre un terme à cela », dira-t-il, en indiquant qu’ « une dizaine de projets de réalisation de cimenteries seront lancés en 2014 ». À ce propos, M. Amara Benyounès a affiché un grand optimisme quant à l’amélioration des capacités de la production nationale en matière du ciment. Il a également précisé que ces cimenteries seront fonctionnelles d’ici fin 2016 ou début 2017 en ajoutant que l’Algérie projette d’exporter ce matériau de construction à partir de 2017. Pour rappel, ces dernières années, l’Algérie a enregistré un grand déficit en matière de disponibilité ainsi que la flambée du prix du ciment. En effet, la production nationale de ciment ne couvre pas l’ensemble de la demande actuelle. D’ailleurs, le prix d’un sac de ciment de 50kg a été affiché dans la plupart des wilayas entre 700 à 900 DA. A cet effet, certaines personnes du secteur de l’industrie ont expliqué cette carence par le phénomène de spéculation, tandis que d’autres admettent que cela est dû à la forte demande qu’enregistre le marché algérien, notamment lors de la période allant de mars à juillet. Une flambée qui est restée injustifiée jusqu’à aujourd’hui. D’ailleurs, ce sont les entrepreneurs, ainsi que les différents acteurs chargés de réaliser les divers projets des différents secteurs qui en font les frais et qui subissent les conséquences à travers les montées des prix inattendus qui engendrent des retards considérables en matière d’achèvement des projets. Il est à rappeler également que plusieurs cimenteries ont cessé la production, ces dernières années, pour différentes raisons.

Samira Bouabdellah

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