JSM Béjaïa : L’équipe a repris le travail avant-hier – L’ES Sétif en ligne de mire

C’est dans une ambiance plutôt maussade que les camarades d’Oussama Medahi ont repris le chemin des entraînements, dans l’après-midi d’avant-hier, lundi, sous la houlette du staff technique, en prévision de la prochaine confrontation du championnat face au co-leader sétifien, prévue samedi et comptant pour la 19e journée.

Ainsi, et en dépit de toutes les rumeurs ayant entouré cette première séance de la semaine, qui a eu bel et bien lieu au stade OPOW, en raison notamment du mécontentement des supporters suite à la dernière défaite essuyée par leur équipe fétiche à Chlef, tout s’est finalement déroulé dans l’indifférence totale de ces mêmes fans, pour permettre surtout aux camarades du portier Sofiane Kacem de préparer le match de l’ESS dans de bonnes conditions, sachant que ce rendez-vous sera assurément déterminant pour l’avenir de la JSMB en ligue1. En outre, même le sort du coach en chef de l’équipe, Kamel Djabour, se décidera en même temps à l’issue du résultat de cette confrontation face au co-leader du championnat, lui qui a déjà bénéficié de circonstances atténuantes de la part de son employeur, malgré un bilan semblable à celui de son prédécesseur. Une fois donc n’est pas coutume, les ultras de la JSMB ont ainsi préféré «zapper» cette séance d’entraînements, comme pour afficher aussi leur désaffection avec les joueurs de la JSMB, qui semblent incapables, à leurs yeux, «de mouiller comme il se doit le maillot de la JSMB, malgré le fait qu’ils aient déjà été tous régularisés par la direction du club», pour paraphraser certains d’entre eux. Cela dit, cette attitude des inconditionnels du club, d’habitude grognons à chaque séance de reprise de travail, a été en effet, saluée par certains observateurs, qui estiment qu’il ne sert à rien d’ajouter de la pression sur les épaules des joueurs, déjà fort atteints par les résultats du club. Néanmoins, pour certains inconditionnels du club, plus pessimistes, ceux-là apostrophés par nos soins aux abords du stade OPOW, ces derniers jurent carrément de ne plus remettre les pieds au stade lors des prochains rendez-vous de leur équipe cette saison, en raison, disent-ils, «de l’incapacité des joueurs à gagner même à domicile, face à des adversaires modestes (allusion au RCA, Ndlr). Pour ces jeunes du quartier populeux d’Ihaddaden, la JSMB connaîtra inévitablement le même sort que celui d’il y a dix ans, quand elle avait alors rétrogradé pour la première fois, en ligue 2, en 2004. Pour ces jeunes passionnés de football et amoureux des couleurs Vert et Rouge, il ne subsiste aucun doute là-dessus, la JSMB version 2014 est loin d’être comparée à celle de 2008 qui, malgré un parcours catastrophique lors de la phase aller, avait pu faire une remontée spectaculaire au classement pour assurer, en fin de compte, son maintien parmi l’élite. En tout état de cause, notre mini sondage auprès des inconditionnels du club phare de Béjaïa nous amène à dire que nombre de versions s’entrecroisent pour évoquer les chances de survie de la JSMB en ligue 1, car pour les plus avertis, aussi, le fiasco de la JSMB est bel et bien programmé et réfléchi, pour que l’équipe puisse connaître un meilleur sort cette saison. Pour étayer cette thèse, ce groupe de supporters se posent des tas de questions, notamment sur le bien-fondé des raisons du limogeage de Noureddine Saadi suite au cinglant 5-0 de Sétif, lors de la phase aller, alors qu’il aurait été pus judicieux de le laisser poursuivre sa mission, étant donné que le mal était déjà fait à l’intersaison. Pour eux, donc, Saadi possède cet avantage de connaître le football algérien et la mentalité de ses joueurs, contrairement à son successeur. Pour eux, cette histoire de déclic pour évoquer la séparation avec était irrecevable.

B. Ouari.