Les travaux du projet de modernisation et d’élargissement d’une partie du chemin de wilaya n°35, qui étaient à l’arrêt depuis l’été passé ont repris ces jours-ci. Le tronçon concerné traverse la commune d’Amalou et s’étend à partir du village Biziou jusqu’à Ighil N’Tala, sur un linéaire d’une dizaine de Kilomètres. A peine entamés au milieu de l’année passée, des oppositions de la part des propriétaires terriens ont contraint l’entreprise en charge du projet d’arrêter les travaux. En effet, l’arrêt des travaux sur le tronçon de la commune d’Amalou est dû à deux facteurs : Le premier est survenu suite aux oppositions de quelques expropriés terriens qui ont bloqué la poursuite des travaux et refusé de céder quelques mètres de leur terre pour ce projet d’utilité publique. Le deuxième facteur est venu des transporteurs desservant la ligne Bouhamza-Akbou qui réclamaient l’interruption des travaux, débutés l’été passé jusqu’à cet hiver afin de leur éviter les nuages de poussière qu’ils soulevaient lors de leurs déplacements et ceux des automobilistes. Ces jours-ci, les entraves qui ont mis un coup d’arrêt au projet sont levées et un compromis avec les propriétaires terriens a été trouvé. Par ailleurs, la modernisation du CW35, qui traverse les communes d’Amalou et Bouhamza, constitue une avancée majeure sur le plan du développement de ces deux communes montagneuses, caractérisées par une nature rurale et un relief accidenté. En effet, ce chemin de wilaya, connu par son étroitesse et ses nids-de-poule, a été réalisé pendant la période d’occupation française et n’a connu aucun projet de modernisation depuis plus de 50 ans. « L’élargissement de cette route est une bouffée d’oxygène pour les transporteurs et les automobilistes, étant donné que la route est très étroite et composée de virages dangereux », dira un habitant d’Amalou. Il faut signaler que le tronçon de la commune d’Amalou est caractérisé par des rochers de gros calibre, notamment au lieu-dit Thabardout, ce qui a poussé l’entreprise réalisatrice du projet à utiliser des moyens adéquats. D’ailleurs, des engins de brise-roches ont été acheminés pour faciliter la tâche de l’élargissement de la route. A souligner, enfin, que les travaux du tronçon de la commune de Bouhamza, qui sont entrés dans une phase avancée, ont produit deux glissement de terrain en dessous du village Ifigha. Mais, le danger a été écarté suite à l’installation d’un mur de soutènement de sept mètres de haut, constitué de blocs de béton de 14 tonnes chacun.
Keddouh Mohand Seghir
