Les dissidents du FFS qui ont crée, dernièrement, un « forum socialistes pour la liberté et la démocratie », soit un cadre structurel qui leur permet, disent-ils, de « sauvegarder les idéaux et le combat du FFS historique », ont organisé avant-hier, un meeting populaire au niveau de la placette publique, dans la commune de Oued Ghir. Le chef de file de ce mouvement de dissidence, en l’occurrence le député Khaled Tazaghart, en rupture de ban avec son parti depuis le début de l’année en cours, n’a pas été tendre avec ses ex pairs. « Ils sont des criminels politiques », a-t-il annoncé devant des centaines de personnes, composées de démissionnaires du vieux parti de l’opposition et autres curieux. Khaled Tazaghart, accompagné d’anciens militants du FFS de 63, est revenu longuement sur les raisons qui l’ont poussé a quitté le parti de Da L’Hocine. « Nous ne pouvons pas rester au FFS, parce que les orientations de l’actuelle direction nationale du parti ne s’inscrivent pas dans la ligne originelle tracée par les fondateurs du FFS », a-t-il expliqué. En outre, le parlementaire dissident a justifié sa décision de rendre le tablier par «le refus des députés de Béjaïa de cotiser pour la réalisation d’une stèle à Akfadou, à la mémoire des martyrs de 63, et les propos immoraux tenues par un député FFS à l’encontre d’une élue APW du même parti ». Notons que 20 encartés du FFS dans la section de Oued Ghir ont rendu publiquement, avant-hier, leur démission des rangs du parti pour les mêmes motifs. Par ailleurs, Khaled Tazaghart, qui a évoqué la possibilité de transformer ce mouvement en parti politique, a dénoncé les agissements « malhonnêtes » du SG de la section FFS de Oued Ghir « qui est allé se plaindre à la gendarmerie pour empêcher la tenue de notre meeting », a-t-il révélé.
Boualem Slimani
