Retenues d'eau dans la zone pré-steppique de la wilaya – Un apport substantiel à l'économie locale

Dans le cadre du programme de développement des Hauts-Plateaux, mis en œuvre dans la région pré-steppique de la wilaya de Bouira, la direction des ressources en eau a réalisé trois retenues collinaires, des ouvrages à même de contribuer à la mobilisation des ressources hydriques principalement dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage. Les trois retenues sont situées dans la daïra de Sour El Ghozlane: une dans la commune de Ridane, site de Mardjet Lakouass, la deuxième dans la commune de Maâmora, appelée Oued Hmaimia, et l’autre dans la commune de Dirah, dans la localité de Ouled Yahia, sur le cours de Oued Chieb. Étant entrées en exploitation depuis 2012, ces retenues totalisent une capacité de stockage d’environ 500 000 mètre cubes. Ces ouvrages sont d’autant plus nécessaires que la région est en train de diversifier ses activités agricoles, autrefois confinées dans la céréaliculture et le pastoralisme (élevage extensif). À la faveur des programmes de développement rural initiés par l’État dans la région, les ménages ont bénéficié d’aides à la création de vergers arboricoles (olivier, amandier, abricotier, pommier, poirier, grenadier,…). Vu la nature du climat local, caractérisé par une semi aridité ces vergers ne peuvent durer dans le temps et prospérer que par l’irrigation. Mais il se trouve que la région, jusqu’à un passé récent, manquait terriblement d’infrastructures d’eau. Les quelques forages profonds (100 m et plus), réalisés par des particuliers, contiennent des eaux saumâtre. En outre, pour foncer des puits de 10 à 15 m, certains agriculteurs se plaignent du défaut d’autorisation administrative dû à l’absence des titres de propriété. C’est ce qui a multiplié le fonçage illicite de puits à travers les communes pré-steppiques de la wilaya. Outre l’arboriculture, l’élevage ovin, très présent dans la région, requiert, lui également, la mobilisation d’eau. Certains éleveurs achètent des citernes d’eau de 3000 m3 à 2000 dinars pour faire abreuver leur cheptel. Les trois retenues déjà réalisées, et celle en projet sur le site de Lalouah, à Dirah (voire notre édition du 26 janvier dernier), constituent un apport capital à l’économie locale.

M. N. Taous