Ath Mansour : L’entreprise chinoise de nouveau fermée

Ne voyant rien venir après le premier mouvement de protestation, qui avait même à la fermeture de la base de vie de l’entreprise chinoise (voir notre article du mardi 25 février), les chômeurs de la commune d’Ath Mansour sont revenus à la charge, dans la matinée d’avant-hier, (jeudi), pour bloquer l’accès à la base de vie des Chinois en guise de protestation contre le fait que « cette entreprise qui intervient depuis deux mois sur la bretelle de l’autoroute M’Chedallah-Béjaïa a procédé au recrutement de la main d’œuvre hors wilaya ». Plusieurs dizaines de chômeurs jeunes et moins jeunes ont empêché les occupants de la base de vie de sortir pour aller au travail, en bloquant l’entrée à l’aide de pneus enflammés, et ce, de sept heures du matin jusqu’à seize heures. A souligner qu’aucune autorité n’a pris langue avec eux, chose que les protestataires assimilent à du mépris. Du coup, ils décident de maintenir le cap de la protestation jusqu’à l’aboutissement de leur revendication. Les chômeurs souhaitent bénéficier d’une priorité d’embauche tant que les travaux se dérouleront sur le territoire de leur commune. Rappelons qu’une première réaction des responsables de l’entreprise pour faire baisser la tension est de déposer une offre d’emploi de 25 postes de travail, toutes spécialités confondues, auprès de l’agence nationale de l’emploi (ANEM) de M’Chedallah. En parallèle, le maire de cette commune a demandé aux chômeurs de lui remettre des dossiers en vue de leur recrutement. Seulement, ces derniers, selon les protestataires, n’avaient pas pu faire aboutir l’opération. Par ailleurs, ces chômeurs soulignent que « leur exigence des soixante postes de travail ne concerne pas uniquement les chômeurs d’Ath Mansour, mais l’ensemble des chômeurs de la région, c’est-à-dire ceux de toutes les communes de la daïra de M’Chedallah ».

Oulaid Soualah