La réforme du système éducatif continue son petit bout de chemin. La troisième a touché aussi bien la troisième année primaire que la troisième année moyenne. Cependant, la nouveauté est au cycle du secondaire. En effet, tous les programmes ont subi des changements. Certes, ces derniers pénalisent les lycéens qui ont poursuivi l’enseignement fondamental, mais quand même il y a lieu de dire que l’introduction de l’informatique intéresse plus d’un. Au niveau des lycées de Draâ El Mizan, cette discipline est lancée. Au lycée Ali Mellah, seize micro-ordinateurs ont été installés dans l’ancienne bibliothèque. Ainsi, les lycéens de toutes les classes de 1re AS, aussi bien littéraires que scientifiques, bénéficient de trois séances par semaine. Selon certains élèves que nous avons approchés, cet enseignement leur permet d’accéder et de manipuler cet outil devenu non seulement indispensable mais obligatoire pour tout un chacun. Si cette initiative prise par le ministère de l’Education nationale est louable à plus d’un titre, il demeure que cet enseignement doit être confié à des enseignants formés dans ce domaine. Car, faudra-t-il le souligner, cette discipline est incluse dans l’emploi du temps des professeurs de maths et dans bien d’autres matières. Il est attendu que la tutelle réfléchisse au moyen de former des enseignants dans cette discipline. Cela ne veut pas dire que les enseignants à qui est confiée cette discipline ne maîtrisent pas cet outil, mais seulement à chacun sa spécialité. Pour que cet enseignement réussisse, il faudrait aussi initier les élèves du moyen. Parce qu’il faut dire qu’en physique des cours de ce genre ont été prévus. Aussi, l’équipement de tous les collèges de micro-ordinateurs devient un défi à relever par le ministère de l’Education. Que réserve la réforme du système éducatif à ce propos ? En tout cas, dans les lycées de Draâ El Mizan, tous les élèves s’initient à cet outil. Au lycée Hamdani Saïd, les cours ont été lancés samedi dernier. Pour ce technicum, le club d’informatique a bel et bien existé depuis des années.
Amar Ouramdane
