L’aménagement urbain se fait désirer

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C’est une hideuse image qui s’offre aux visiteurs, à l’entrée Ouest de Tadmaït. Dès qu’on y arrive, l’on est confronté à des nids de poule aux dimensions effarantes. La circulation devient des plus problématiques. Et quand la pluie s’abat en cordes, comme ce fut le cas ces derniers jours, la prudence est plus que de mise. L’axe principal de la ville se transforme en véritable piège pour les automobilistes et les piétons. Un programme d’aménagement a pourtant été promis et annoncé par les autorités. La situation est pourtant des plus urgentes. Concernant les abords des routes, et même si la ville échappe au phénomène du marché informel, l’on constate la présence de matériaux de construction et de grandes quantités de débris que certains particuliers indélicats jettent à tort et à travers, dans une totale impunité. Les autorités locales et les services de police devraient pourtant sévir et faire appliquer les recommandations des assises du 28 Octobre dernier, relatives à l’environnement. Au niveau de l’ex-passage gardé un vendeur de matériaux de construction, dont le magasin est mitoyen de la brigade de gendarmerie, expose sa marchandise sur le trottoir, obstruant celui-ci et empêchant tout bonnement les bons citoyens de l’emprunter. Tous les axes sont dans le même état. La route qui mène par exemple vers le marché est plus que négligées. La population dénonce également les incommensurables fuites d’eau, omniprésentes et continues. « C’est à désespérer de voir toutes ces fuites d’eau qui laissent couler d’énormes quantités d’eau alors que nous subissons de longues coupures dans nos foyers », nous dira un citoyen en colère. Un groupe de jeunes vient se mêler à la discussion : « Notre ville est complètement délaissée par nos élus. Rien n’est fait pour améliorer notre cadre de vie et notre quotidien. Cherchent-ils à provoquer des émeutes ? ». Et il n’y a pas que les citadins qui se plaignent. Les villageois sont eux aussi privés des moindres commodités. Le problème du gaz naturel est des plus aigus. Le comité de village d’Aït Saâda attend toujours une réponse à la requête qu’il a adressée aux autorités de Wilaya, au mois de décembre dernier. La vie ne s’améliore guère sur les hauteurs de Tadmaït. Environ une trentaine de villages, des hameaux et un grand nombre de maisons éparses attendent la concrétisation des promesses. 

Arous Touil

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