M’Kira : La situation se détériore à Tamdikt – Une décharge sauvage au centre du village !

Des citoyens du village Tamdikt, sis sur la RN68, dans la basse M’Kira, qui fut jadis un camp de regroupement des populations chassées de leurs villages, avant qu’une cité ne soit érigée par l’armée coloniale en 1959, juste après la sinistre opération militaire baptisée «Jumelles », ne cessent d’endurer la mal vie ne voyant pas le bout du tunnel apparaître. En effet, outre les divers problèmes qu’ils endurent, notamment celui de leur recasement dans des logements décents, ces villageois nous signalent que faute de ramassage d’ordures ménagères et d’existence de bacs, une décharge sauvage est apparue au beau milieu de la cité rendant la vie impossible aux riverains. « Durant plusieurs années, nous avions une benne à ordures et un camion de l’APC venait de temps à autre la vider, mais celle-ci est devenue inutilisable avec la rouille qui a fait son effet. Nous nous sommes ainsi retrouvés sans benne et nous n’avons pas de bacs à ordures pour la remplacer. Même les agents de notre APC chargés du ramassage des ordures ne sont pas passés depuis plusieurs mois », se plaignent ces citoyens, ajoutant qu’ils avaient adressé des doléances dans ce sens aux autorités communales qui s’étaient engagées à faire le nécessaire le plus rapidement possible. Aussitôt contacté M. Meziane Hassini, membre de l’exécutif communal, reconnaîtra cette regrettable situation que vit Tamdikt ainsi que la majorité des autres villages de M’Kira. « Le problème du ramassage des ordures ménagères ne concernent pas uniquement Tamdikt, mais touche également la totalité des hameaux situés loin du chef-lieu car notre APC ne dispose actuellement que d’une seule benne tasseuse qui doit  faire un déplacement de plus de quatre vingt kilomètres, en aller-retour, jusqu’au centre d’enfouissement technique de Draâ Essatchem pour le déchargement. Cependant, en ce qui concerne la disponibilité des bacs à ordures, comme nous l’avions déclaré à nos concitoyens, nous avons fait le nécessaire pour leur acquisition, et cela qui nécessite une réponse positive des pouvoirs publics pour lancer ensuite les soumissions auprès des fournisseurs, comme l’exige la réglementation. Tout ceci ne se fait pas du jour au lendemain, il faut un peu de temps », dira  notre interlocuteur.

Essaid  Mouas