« Cela fait maintenant une dizaine de jours que nous n’avons pas d’eau. Nous vivons une situation inquiétante, surtout
à l’approche de l’été », nous dira un membre du comité du village.
Et de revenir sur ce problème: » C’est une situation qu’il faudra prendre en charge dès maintenant. Le réseau est entièrement vétuste. Ce sont des conduites conçues pour quelques foyers à la fin des années 70. Maintenant, le nombre de foyers s’est multiplié par dix ». Cette grappe de villages était alimentée à partir des forages de Mechtras, mais depuis leur raccordement au réseau d’AEP, à partir du barrage de Koudiet Acerdoune, les conduites éclatent à la moindre pression d’eau. « A chaque fois, on intervient auprès de l’ADE, mais quelques jours après toute réparation, c’est un autre point qui éclate. Le réseau du village est arrivé en fin de vie. Nous demandons à ce qu’il soit refait », soulignera un autre interlocuteur. Pour le membre du comité du village, ce problème a été soulevé à maintes reprises. « Il fut même décidé de réaliser un petit réservoir d’eau, mais on ne voit rien venir », poursuivra-t-il. Les fuites récurrentes font craindre aux villageois de manquer d’eau cet été. Les membres du comité de village lancent un appel en direction des responsables locaux et ceux de l’hydraulique en vue de prendre ce problème en charge. « Nous demandons, notamment à la direction de l’hydraulique de la wilaya, de nous inscrire un projet dans ce sens, car il n’est plus possible de restaurer ces conduites, déjà toutes rouillées avec le poids des années », conclura notre interlocuteur. Notons, par ailleurs, que les services de l’ADE sont dépassés par toutes ces fuites signalées ici et là par les citoyens, aussi bien en ville que dans les zones rurales. Tout le monde s’accorde à dire que ce n’est plus un manque d’eau, car ce liquide est pompé en continu à partir de la station de Djebahia par système de gravitation, mais ce sont plutôt la vétusté des conduites et manque de châteaux d’eau dans certaines localités qui sont la source du problème.
Amar Ouramdane

