Ancien député du FFS (1997-2002) et ancien membre de la direction de ce parti, Djamel Zenati était, hier, l’invité du Forum de Liberté. Une occasion pour lui de revenir sur le sujet de l’heure, à savoir la prochaine élection présidentielle, et de mettre en exergue le fait que « la bataille électorale mérite d’être menée ». Il expliquera que « l’effort de reconstruction exige la mobilisation de toute la société ». Une chose inconcevable, selon Zenati, sans une transition démocratique, « seule perspective à même de rétablir la confiance et remettre les citoyennes et les citoyens en mouvement », dira-t-il. C’est pourquoi, et répondant à la question de savoir ce qu’il pense de l’attitude adoptée par le FFS quant à cette joute électorale de premier plan, Djamel Zenati fut catégorique : « Je ne comprends pas cette attitude », ajoutant même qu’il s’agissait là d’une « non-position ». Djamel Zenati s’est même autorisé une formule inédite en déclarant qu’il s’agissait là d’un ‘’OPNI’’, comprendre : Objet politique non identifié. L’ancien député poursuivra : « Un parti politique n’a pas pour mission d’égarer les citoyens ». Il ajoutera plus loin : « dès qu’un parti renonce à sa véritable mission, il y a véritablement un problème ». L’invité dira se poser beaucoup de questions quant à l’attitude de son ancien parti. Concernant la sortie de Mouloud Hamrouche, Djamel Zenati expliquera que l’ancien chef du gouvernement « a voulu tirer la sonnette d’alarme avec des mots très mesurés et qu’il a surtout appelé les jeunes générations à se préparer à prendre la relève ». Me concernant, ajoutera Djamel Zenati, « je lui demande de continuer à parler. Il faut que les gens parlent ! », a-t-il asséné.
Ferhat Zafane
