Boumerdès à cause de la poursuite de la grève à l'université – Les examens encore une fois reportés

Les examens du premier semestre de l’année en cours ont été ajournés, hier encore, à l’université M’hamed Bougara de Boumerdès, où l’énième grève des étudiants était à son huitième jour. Une grève qui fut décrétée par des organisations proches de certains partis politiques, comme l’unja, l’ONSE et l’AREN, afin d’exiger le changement de spécialité à deux de leurs camarades, pour le  »motif » de mésentente avec leurs enseignants. Ce débrayage a été enclenché a-t-on laissé entendre, en réaction aux atermoiements des responsables de ladite université concernant la satisfaction de la doléance citée. « La décision de changement de spécialité pour nos deux camarades, dont l’un est coordinateur du bureau de l’alliance pour le renouveau estudiantin (AREN ), a été prise par la rectrice, depuis plusieurs mois, mais elle n’est pas encore appliquée », s’irrite un représentant de ce mouvement de protestation, précisant que le débrayage se poursuivra jusqu’au règlement du problème soulevé. Cette grève n’est point acceptée par la masse des étudiants, puisqu’elle risque de retarder leur cursus. « Programmé pour  aujourd’hui (hier NDLR), un premier examen a été finalement reporté à une date ultérieure, sans aucune autre précision, suite à un énième blocage de l’accès au campus Sud par un groupuscule d’étudiants », s’indignaient deux étudiantes en biologie. La même turbulence a été vécue, depuis plusieurs semaines, par intermittence, au niveau de la majorité des facultés de l’université sus-mentionnée. « Des étudiants ferment le portail de chaque institut, empêchant la très  grande majorité de leurs camarades d’y accéder. Et l’administration ne fait rien pour rétablir l’ordre », s’inquiétaient d’autres étudiants qui s’étaient présentés, eux aussi, pour passer leurs examens. Pour rappel, des affrontements ont eu lieu, à maintes reprises, entre les grévistes et les non-grévistes, au niveau de ces anciens instituts qui composent, depuis 1998, cette université à l’exception de l’IAP qui demeure affilié à la SONATRACH. Faisant partie de l’université en question, l’institut de l’électricité et de l’électronique disposerait, lui aussi, néanmoins, d’un mode de gestion spécifique permettant le règlement des différents problèmes pédagogiques, ce qui enraie tout débrayage.

Salim. Haddou