C’est à lui qu’était adressée la plaisanterie relative aux chaouis – Boulahia défend Sellal

La blague de Sellal, qui a été surexploitée hors de son contexte à des fins suspectes, a fait réagir la personne concernée par cette plaisanterie, en l’occurrence Brahim Boulahia, Sénateur FLN de la wilaya de Batna et « Chaoui horr », pur de surcroît, dans un entretien accordé à notre confrère en ligne TSA. Interrogé sur ce qu’il pense de la polémique suscitée par la galéjade de Abdelmalek Sellal, Boulahia a réagi sans ambages. « Je connais Abdelmalek Sellal depuis longtemps. D’abord, il s’agit de quelqu’un de gai et qui aime plaisanter. L’homme ne fait pas partie de ce genre de responsables qui sont complexés ou qui ne parlent pas avec les gens, mais plutôt de ces responsables qui cherchent à construire des relations de confiance avec eux. Ensuite, j’étais présent à l’hôtel Riad (vendredi dernier) quand il a lancé cette blague et elle m’était adressée personnellement. D’ailleurs, il me l’avait déjà dite à Batna et les gens qui étaient présents avaientri. Son intention était de détendre l’atmosphère avec les responsables. L’homme n’avait pas l’intention d’envoyer les messages qui circulent aujourd’hui. Il ne faut pas oublier que c’est un Amazigh ». A propos de la manifestation des jeunes, hier à Batna, pour protester dans la rue suite à cette blague, le sénateur a répondu qu’« il s’agit d’un petit groupe de jeunes étudiants qui sont sortis de l’université et qui ont marché pour dénoncer les propos d’Abdelmalek Sellal. Ce groupe de jeunes est utilisé pour semer la zizanie dans cette wilaya. Il est dirigé par un jeune membre de la direction de la campagne d’Ali Benflis. C’est une tentative d’exploiter des propos dans un contexte de campagne électorale ». A la question « est-ce qu’un responsable du rang de M. Sellal peut-il se permettre ce genre de blagues ? », il a rétorqué ceci : « Un responsable politique est tout d’abord un être humain et un citoyen. Le problème de M. Sellal est qu’il est un enfant du peuple plus qu’il ne le faut et il est l’enfant de son environnement plus qu’il ne le faut. C’est un homme qui ne veut pas interpréter un autre personnage. Je vous dis cela, parce que je connais l’amour de l’homme pour Batna, pour la région et pour toute l’Algérie ». Il va sans dire qu’en ces temps de pré campagne électorale, et même après tout ce qui se dit et passe au crible pour servir, le cas échéant, d’arme contre son auteur et le mettre au pilori, il faut savoir raison gardée et ne pas juger les mots hors de leur contexte.

Sadek A. H.