L’agence CNAS de Sidi Aïch, située dans une rue commerçante au centre de l’agglomération urbaine, assure des prestations pour plusieurs dizaines de milliers de citoyens.
En effet, en sus des assurés sociaux de la daïra de Sidi Aïch, la structure accueille les assurés des daïras limitrophes, à savoir Chemini, Timezrit et Adekar. La vétusté de la structure, conjuguée à son exiguïté rend aléatoire la qualité du service offert aux usagers. En dépit de son dévouement et de son amabilité le personnel peine à répondre à toutes les sollicitations et parait, de bout en bout, littéralement dépassé par l’ampleur de la tâche. Cette situation donne également du fil à retordre aux assurés sociaux, qui se retrouvent fortement pénalisés. « C’est un calvaire indicible que de devoir patienter durant des heures dans un espace insalubre. Parfois, il n’y a même pas assez de place pour s’asseoir », se plaint un malade chronique venu de la commune de Sidi Ayad. « Pour une petite erreur sur mon attestation de travail et de salaire, je suis ballotté entre Adekar, mon lieu de travail, et la CNAS de Sidi Aïch. Le comble, quand j’ai demandé à voir le médecin du travail, on m’a orienté vers la polyclinique de Tinebdar, où est domicilié ce service », déclare sur une pointe de dépit, un jeune fonctionnaire de Tifra. Des assurés sociaux, rencontrés à proximité de la bâtisse, affirment ne pas comprendre l’impasse faite par l’administration sur la construction d’antennes au niveau des chefs-lieux de daïras, pour désengorger la CNAS de Sidi Aïch et soulager, du même coup, les administrés. « À l’heure où les autorités soutiennent vouloir faire du service public de proximité leur dada favori, il est pour le moins suranné de maintenir le statue quo », affirme un citoyen de Chemini, enseignant de son état. « À défaut d’un médecin conseil, un petit local pour les prestation courante ferait l’affaire », préconise un autre assuré social de Timezrit.
N. Maouche

