Les dernières pluies qui se sont abattues sur la région ont vite fait d'augmenter le niveau des eaux de l'oued Ichikar, lequel se trouve en crue.
Cela aurait été banal si les choses en restaient là mais l’ennui c’est que ce cours d’eau, qui prend naissance des hauteurs de la localité d’Ath Hamdoune, située dans la commune d’Aghbalou (W. Bouira), provoque des dégâts surtout aux propriétés privées qui sont traversées par ce oued, lequel traverse la localité d’Ichikar Sud, située à la sortie Est de Tazmalt. En effet, les torrents, comme nous l’avons constaté mardi dernier, ont inondé des terres agricoles en emportant des pans entiers de terre. Les défluviations de ce cours d’eau donnent beaucoup de soucis aux propriétaires terriens, en ce sens qu’ils restent impuissants devant cette calamité qui touche à chaque crue leurs biens, notamment les oliviers qui demeurent toujours menacés d’être emportés par les eaux. Les courants creusent sous les oliviers en les dégarnissant, ce qui fait apparaître les racines. En d’autres termes, les torrents provoquent une érosion inéluctable en l’absence de digues qui pourraient empêcher cette catastrophe! Ne s’arrêtant pas là les eaux des crues de l’oued Ichikar, qui est l’un des affluents de l’oued Sahel, charrient des détritus en les éparpillant un peu partout le long des méandres ! Dans ce contexte désolant, les propriétaires des oliveraies restent en spectateurs, impuissants devant ce sempiternel problème. « Si seulement les pouvoirs publics pouvaient régler ce problème récurrent une bonne fois pour toute. Nous ne demandons pas l’impossible, mais juste des gabions ou tout autre solution pour empêcher les torrents d’envahir nos terres et d’emporter nos arbres fruitiers comme les oliviers, lesquels sont notre appoint de taille dans la vie », souhaite l’un des propriétaires.
Syphax Y.

