Accusé d’avoir tué sa femme, un ressortissant malien, nommé Mabasaka Patrick, a été déféré avant-hier, devant le tribunal criminel de Boumerdès qui l’a condamné à 03 ans de prison ferme. Le représentant du ministère public avait pourtant requis la peine capitale contre le prévenu de 35 ans, pour homicide volontaire avec préméditation ayant entraîné la mort d’une personne humaine. Mais le juge a finalement retenu, contre le mis en cause, les chefs d’inculpation de coups et blessures volontaires ayant entraîné le décès d’une personne humaine, falsification de papiers administratifs et immigration clandestine. Les faits de cette affaire remontent au 13 septembre 2013, lorsque les services de sécurité de la circonscription de Dar-El-Beida reçurent des informations faisant état qu’une personne était en danger de mort dans un domicile du quartier Soummam, au centre urbain de Bordj-El-Bahri. Arrivés sur les lieux, les éléments de la police judiciaire ont trouvé le corps sans vie d’une femme, âgée de 27 ans. Le mari avait alors tenté de prendre la fuite. Selon l’arrêté de renvoi, le mis en cause a tenté de se disculper en affirmant qu’il n’avait nullement l’intention de tuer son épouse avec laquelle il a deux enfants. Il dira qu’il était en état d’ébriété et que le drame s’est produit, après qu’une violente scène de ménage eut éclaté entre lui et sa défunte épouse. Celle-ci se serait emparée d’un poignard. Le mari dira que c’est en tentant de lui arracher l’arme blanche des mains qu’il aurait provoqué sa chute fatale, ajoute l’arrêté de renvoi. L’inculpé résidant depuis quatre ans à Bordj-El-Bahri, avec de faux papiers, a également affirmé qu’il avait tenté d’évacuer sa femme blessée à l’hôpital, mais qu’il n’avait pu trouver de l’aide à temps.
Salim Haddou
