La candidate du Parti des Travailleurs, Louisa Hanoune, considère que le pays a besoin de toutes ses couches sociales devant « relever les défis pour retrouver le salut ». Considérant que l’Algérie est « face à son destin », la candidate du PT a appelé hier, de M’Sila où elle a tenu son meeting de campagne pour la présidentielle du 17 avril prochain, les travailleurs, les petits fellahs, les retraités, les jeunes…etc., à « relever le défi et trouver le salut qui s’en suivra », et d’avertir que cela est devenu nécessaire pour ne pas « sombrer dans la chaos de ce qui est convenu d’appeler le ‘’printemps arabe’’». Louisa Hanoune, qui ne manque pas de s’interroger sur les « vraies motivations » de la venue à Alger du chef de la diplomatie américaine, John Kerry, et de l’Emir du Qatar, Tamim Ben Hamad, en cette période précise, a de forts doutes sur « les dessous de cette escale » qui ne lui plaisent pas du tout. A l’adresse des M’Silis, la secrétaire générale du PT a indiqué qu’elle n’est pas venue vers eux pour « faire de fausses promesses, mais de vous proposer de décider de votre devenir et d’institutionnaliser la véritable rupture avec les politiques qui ont ruiné le pays ». Et d’exhorter, pour sa part, le peuple « à exercer le contrôle » sur tous ses représentants, « y compris le chef de l’Etat », auxquels « il faut exiger des comptes. » Evoquant les potentialités locales de la wilaya qui l’a accueillie hier, Louisa Hanoune n’a pas raté l’occasion, non plus, pour rappeler ses principes de lutte contre les privatisations et contre ce qu’elle a toujours qualifié de « mesures antisociales ». À ce propos, elle a évoqué la contribution de son parti dans la préservation de la cimenterie Lafarge, implantée à M’Sila, non sans proposer « l’institutionnalisation de la décision économique » en vue de « protéger la production nationale ». Là où elle part, la SG du PT réitère ce qu’elle qualifie, non sans fierté d’acquis des luttes de son parti. « Nos luttes sont continues et nous sommes le seul parti à avoir à son actif de nombreuses réalisations », a-t-elle tonné devant son auditoire, citant, entre autres, l’officialisation de Tamazight et l’adoption de la règle 51/49. Et de conclure par : « Choisissez la voie de la souveraineté nationale ! ». Un discours, faut-il le noter, qui fut développé la veille, à Blida où la candidate du Parti des Travailleurs a promis « l’institutionnalisation » de la protection contre la privatisation des entreprises nationales « stratégiques », citant, notamment, Sonatrach et Sonelgaz. « Je m’engage, si je suis élue, à institutionnaliser la protection des entreprises nationales stratégiques comme Sonatrach et Sonelgaz », a-t-elle déclaré. De Blida donc, où elle a été l’hôte jeudi dernier, Louisa Hanoune a été plus offensive et que par le passé en promettant une mesure qui plaira aux couches basses et moyennes de la société mais qui risquent, par contre, de lui couper le « nerf de guerre ». Mais elle a osé quand même, crier à qui veulent l’entendre que si elle est élue, le 17 avril prochain, elle instaurera « l’impôt sur la richesse ». Une décision qu’elle promet donc de promulguer dans le cadre d’une politique fiscale revisitée. Mais pas que ça, elle prévoit aussi « la confiscation des biens mal acquis ».
M. A. T.
