Certes le centre de formation professionnelle et d’apprentissage de Tizi Gheniff a eu son autonomie depuis 2001, alors qu’il n’était qu’une annexe de celui de Draâ El-Mizan, mais il n’est pas vraiment loti à la bonne enseigne. Tout d’abord, il y a lieu de signaler qu’il a été réalisé en préfabriqué par ricochet sa durée de vie a expiré depuis déjà plus de deux ans. Bien que cet établissement assure la formation de deux cent cinquante stagiaires, mais il est dépourvu de moyens. A propos de la réalisation d’un internat d’une capacité de 60 lits et d’un réfectoire, ces deux projets s’éternisent. Sa cantine a été lancée en 2004, mais avec le temps et après avoir réalisé les terrassements, l’entreprise réalisatrice a résilié le marché eu égard à la montée des eaux profondes en surface. Les responsables du secteur ont essayé de le redémarrer en 2011, en vain. Il a butté à d’autres entraves. Ainsi, les stagiaires continuent à se contenter de repas froids à l’extérieur du CFPA. Ceux qui sont pénalisés le plus sont les filles avec un taux de plus de 80%. Un autre problème est soulevé par les responsables. Il s’agit d’un pan du mur d’enceinte qui s’est effondré depuis plus de six mois sans qu’une opération de reconstruction n’ait programmée, laissant ainsi un espace ouvert pour les extras et les intrus. D’autre part, nous avons appris que des professeurs manquent aussi, à l’instar de celui de l’informatique et celle de la broderie. Ce CFPA n’a ni téléphone ni internet depuis déjà deux ans. C’est dire, ce centre baigne dans un tas de problèmes qui interpellent les responsables du secteur à se pencher là-dessus. Pour y accéder, les stagiaires empruntent une route entièrement jalonnée de flaques d’eau. « Nous lançons un appel de détresse à la direction de la formation professionnelle pour diligenter une commission sur les lieux, afin de prendre les décisions qui s’imposent et redonner vie à ce centre ô combien indispensable dans notre région », nous diront des stagiaires accostés devant le portail du CFPA.
Amar Ouramdane
