Tizi-Ouzou Les prix des fruits et légumes reprennent l’ascenseur – Les spéculateurs montrés du doigt

Ces derniers jours, les prix des fruits et légumes à Tizi-Ouzou ont bondi d’environ 25 à 60 % par rapport au début du mois dernier, a-t-on constaté.

Ainsi, le pouvoir d’achat des ménages subit, une fois de plus, une sensible baisse. Hier donc, la mercuriale a entamé sa deuxième semaine de hausses. Le constat est le même au niveau du marché couvert de la ville de Tizi-Ouzou et à travers les différents magasins des fruits et légumes, où les commerçants affirment que la hausse a touché pratiquement tous les produits. Mais aucun d’entre eux ne donne une quelconque explication au phénomène. Le piment a connu, cette semaine, une hausse considérable, se vendant à environ 150 DA contre 100 DA, il y a quelques jours, soit une augmentation d’environ 50 %. La carotte, indique un vendeur, est cédée à 60 DA. La pomme de terre, quant à elle, est affichée à 50 DA contre 40 DA, la semaine dernière, soit 10 % de plus. Les prix de la courgette et de l’artichaut sont restés stables, entre 60 et 70 DA. Idem pour ce qui est de l’oignon, le kilo est affiché entre 30 et 40 DA. Quant au prix du haricot vert, il a connu une inflation d’environ 17 % en passant de 250 DA à 300 DA le kilo. Les petits pois enregistrent une hausse d’environ 23 %, ils ont atteint 130 à 150 DA/KG. 44 % est le taux de hausse des fèves qui passent de 50 à 90 DA. La tomate, quant à elle, se vend à 130 DA contre 100 DA auparavant, soit une hausse d’environ 23 %. Pour ce qui est du prix de la salade, il est passé de 50 à 80 DA avec une hausse de 37%. Par ailleurs, les bouquets garnis de persil, de coriandre et de menthe suivent aussi la valse de cette inflation. Le bouquet de menthe qui se vendait à 10 ou 15 DA, atteint les 25 voire les 30 DA. De plus, certains commerçants interrogés expliquent que les prix des fruits risqueraient de connaître une nouvelle hausse dans les jours à venir, notamment avec l’approche de l’été. Actuellement, la banane qui connaît une hausse d’environ 34 % est passée de 150 à 200 ou 250 DA. Le prix de l’orange également est affiché à 170 DA contre 120 DA il y a quelques jours. Pour sa part le citron est cédé à 70 DA le kilo. Karim, un commerçant de la ville des Genêts affirmera que cette hausse a été provoquée par le manque de disponibilité de certains produits sur le marché. « Les vendeurs de gros stockent leur marchandise, puis ils procèdent à l’augmentation des prix en prétextant un manque. C’est de la spéculation et rien d’autre », a-t-il dit. Même son de cloche chez la plus part des commerçants que nous avons apostrophé sur le sujet. En effet, tous sont unanime à montré du doigt les spéculateurs. Dans les boucheries, les prix des viandes enregistrent également une sensible hausse. L’agneau est affiché à 1 200 DA le kilo. Quant à la dinde, elle est vendue à 350 DA/KG. L’escalope qui était affichée à 600 DA se vend à 750 DA le kilo. Pour sa part, le prix du poulet n’a pas connu de hausse. Il est affiché entre 310 DA et 330 DA le kilo. « A vrai dire, je n’ose même plus m’approcher des rayons boucheries… il y a longtemps que la viande est hors de portée de ma bourse », regrette un père de famille qui se dit déjà horrifié par la hausse vertigineuse des prix des fruits et légumes.

Samira Bouabdellah