La Cité Boudjemâa Haïcheur dans la tourmente

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Les habitants du quartier Boudjemâa Haïcheur, sis à deux kilomètres du chef-lieu de la commune d’Aïn Bessem, à l’ouest de Bouira, se plaignent de beaucoup de difficultés qu’ils endurent quotidiennement.

Leur hameau n’est pas encore raccordé au réseau d’assainissement. Par conséquent, les eaux usées se déversent dans les champs et sur les routes. Ce problème expose les villageois aux risques de maladies à transmission hydrique, notamment ceux qui s’approvisionnent des puits et des forages. «La majorité de nos puits sont malheureusement pollués et nous ne pouvons plus boire leurs eaux. Les fausses septiques que nous avons nous-mêmes réalisées, sont débordées et ne peuvent plus contenir les eaux usées qui s’y déversent», dira un habitant. Outre ce problème, les habitants soulèvent le non-ramassage des ordures ménagères qui empoisonnent leur vie, surtout durant l’été. Selon eux, le ramassage des ordures n’est pas assuré régulièrement. «Les détritus sont jetés un peu partout faute de bacs à ordures. Le camion de ramassage des ordures ne passe qu’une ou deux fois par mois, alors qu’il est censé passer, au moins, deux fois par semaine. Nous n’avons pas d’autres choix que de jeter nos ordures sur le bord de la route nationale !», dit un habitant. Pourtant, l’APC a réservé une assiette pour servir d’une décharge contrôlée, au profit du hameau, mais la collecte n’est assurée, actuellement, que pour quatre villages. Le nôtre est malheureusement ignoré. «Ils nous ont promis des solutions à ce problème, mais personne n’a tenu sa parole. Aujourd’hui, nous manquons pratiquement de tous. Nos foyers ne sont pas raccordés au réseau du gaz de ville. La route qui mène au village est dans un état catastrophique. L’alimentation en eau potable est souvent rationnée. L’APC doit intervenir, dans les plus brefs délais, pour mettre un terme au calvaire que nous endurons quotidiennement», ajoute un autre habitant. Et d’enchainer : «Nous réclamons la construction d’une passerelle pour épargner nos enfants qui risquent quotidiennement leurs vies, en traversant la RN 18 pour rejoindre leurs écoles !». Pour le raccordement au réseau d’AEP, les villageois expliquent que les travaux de rénovation des réservoirs sont achevés, depuis plus de deux ans, mais l’eau n’arrive toujours pas au village. Et ce sont les femmes qui en souffrent de ce problème, car elles sont contraintes d’aller quotidiennement pour s’approvisionner en eau aux fontaines.

O.K.

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