La cité Boukrif Ali, située en plein cœur de la ville de M’Chedallah, double chef-lieu de daïra et de commune, créée depuis moins de quinze ans, affiche de multiples dégradations s’aggravant au fil du temps.
Ceci, faute d’une prise en charge des avaries qui se multiplient à cause des agressions tant humaines que climatiques. Bien plus grave, la détérioration de certains ouvrages constitue un sérieux danger pour les résidents, à commencer par des fils dénudés de l’éclairage public qui trainent par terre sans aucune protection à tel point qu’un enfant en bas âge qui les a touchés, l’année précédente, aurait reçu une décharge électrique, selon les riverains. Un piton en fer du même ouvrage a été percuté à sa base par un engin des travaux publics lors des travaux d’aménagement effectués l’an dernier dans ce quartier, s’est dangereusement incliné avec la moitié sectionnée au niveau du point de l’impact. Ce poteau ne tient encore debout que par un incroyable équilibre et il risque de chuter à tout moment- espérant que cette inévitable chute se produirait au moment où la rue serait vide dans le cas contraire, il risque de faire des dégâts-. Un autre danger qui est ce profond caniveau du réseau principal de l’assainissement, à moins de cinq mètres de ce poteau, réalisé en plein milieu du trottoir dont le couvercle a disparu. Ce trou béant de plus de 03 mètres de profondeur constitue un terrible piège qui guette les nuées d’enfants qui viennent jouer en ces lieux quotidiennement. Lors de notre passage sur les lieux, la semaine dernière, un groupe de citoyens excédés par la situation nous abordèrent pour nous signaler toutes ces carences en affirmant que ce quartier plonge dans le noir dès la tombée de la nuit, et ceci à cause de l’éclairage public inopérant. Nos interlocuteurs avouent que plusieurs personnes âgées, résidentes dans ce quartier qui était occupé par les familles des martyrs qui ont été par la suite recasées dans des blocs résidentiels mitoyens, se sont retrouvées dans le plâtre après avoir glissé sur les trottoirs revêtus en amiante de ciment, laquelle les a transformés en véritable piste de patinage. Ceci du fait que cette cité est bâtie sur les flancs d’une colline fort inclinée dont l’unique ruelle d’accès est en pente assez accentuée. Quant aux allées qui ont été revêtues en sable de carrière sans ouvrages de drainage des eaux pluviales, l’érosion a fini par tracer de profondes rigoles. Elles reprennent peu à peu leurs anciens aspects de sentiers de chèvres où il n’est pas aisé de se déplacer. En somme, un décor peu honorable et qui blesse la vue en plein cœur d’un chef-lieu de daïra.
O. S.
