Après un repos de dix jours dont ils ont bénéficié au lendemain de leur défaite at-home face à l’USMH (1-2), en match retard de la 23e journée, les joueurs de la JSMB vont reprendre, dès cet après-midi à partir de 17 heures, le chemin du travail au stade OPOW, en prévision de la dernière ligne droite du championnat qui s’annonce, d’ores et déjà décisive pour l’avenir de la formation chère à Boualem Tiab en ligue 1.
Pour ce faire, nul doute que les camarades de Zidane Mebarakou ont dû profiter de cette période de repos pour se ressourcer auprès des leurs et évacuer, un tant soit peu, la grosse pression qui ne cesse de peser sur leurs épaules, en raison de la situation délicate que traverse leur équipe, qui occupe toujours la dernière loge du classement avec 19 petits points à son actif. Toutefois, pendant que d’autres équipes de la ligue 1 sont déjà à pied d’œuvre pour préparer comme il se doit les six journées restantes de l’actuel exercice, à la JSMB, où pourtant tout ne marche pas dans le sens souhaité par les inconditionnels du club, l’heure semble être à priori à la capitulation. Sinon, comment expliquer tout ce retard pris pour la reprise du travail, pendant que les joueurs ont plus que jamais besoin de mettre à profit cette période d’arrêt du championnat, jusqu’au 19 de ce mois, pour revoir leur copie sous la houlette du staff technique ? Voilà une question qui mérite d’être posée, pendant que nombre de joueurs de la JSMB ont, à présent, la tête à l’argent plutôt qu’à autre chose. Et dire que c’est ce même club qui leur a permis de découvrir la ligue 1, pour le précipiter, en fin de compte, au bas de l’échelle avec les résultats que l’on connaît tous. Dans cet ordre d’idées, l’on se rappelle, avant le début du championnat, que le boss du club, Boualem Tiab, avait bel et bien déclaré que son équipe allait jouer les premiers rôles en championnat, en faisant probablement référence à certaines «individualités» recrutées à l’intersaison pour combler le vide laissé par les Zerrara, Derrag et autres Cédric. Hélas, cet espoir a fini par fondre comme neige par la faute de cette politique de rajeunissement profond, ayant pourtant déjà montré ses limites en 2004, amenant la JSMB à évoluer en ligue 2. Et comme l’histoire est un éternel recommencement, et que la JSMB, qui a déjà mis un pied en ligue 2, cette saison a encore certainement déjà donné matière à réfléchir à ses dirigeants, pour préparer, dès à présent, un retour rapide de l’équipe parmi l’élite. Un constat, du reste, partagé par tous les amoureux de la JSMB. Ces derniers en veulent pour preuve la dernière défaite –celle de trop- devant l’USMH, qui avait déjà fait voler en éclats les derniers espoirs d’un hypothétique maintien de leur team favori.
B. Ouari

