Le prix du poisson et notamment de la sardine plane ces derniers temps à hauteur de 450 à 500 DA le kilo.
La sardine, parce que quand on parle du poisson, on pense généralement à la sardine, parce que le prix de la sardine est habituellement le seul qui soit à la portée des ménages aux revenus limités. Il ne l’est plus aujourd’hui, quoiqu’en disent les responsables de la pêche.
Pour un salarié ce prix est trop élevé en valeur absolue comme en valeur relative, même si l’on essaye de justifier cette flambée par la dévaluation du dinar. Il n’y a pas si longtemps, le prix de la sardine était de 30 à 40 DA le kg et celui de la viande de bœuf oscillait entre 500 et 600 DA, en ce sens, le prix d’un kilo de viande était 15 et même 20 fois plus élevé que celui de la sardine.
Le coût de cette dernière était d’ailleurs implicitement lié à celui de la pomme de terre qui, elle, est aujourd’hui entre 40 et 50 DA le kilo.
D’ailleurs dans les familles pauvres, quand un manque de protéines se fait sentir, on pense tout de suite au poisson, c’est-à-dire à la sardine, pour rassasier les enfants. Et qu’elle soit frite, grillée, braisée ou accommodée en boulettes saucées, elle était toujours succulente et savoureuse pour toute la famille, elle rivalisait même avec les plats de viande les mieux réussis.
Maintenant, avec le prix d’un kg de viande, qui oscille entre 900 et 950 DA, on peut à peine s’acheter deux kilos de sardines, une sardine qui n’est d’ailleurs pas très appétissante, tant elle n’est presque jamais de première fraicheur et qu’elle sent tout sauf la mer et le poisson frais.
B. Mouhoub
