Une dizaine de cas d’hépatite virale du type « A », en majorité des écoliers du cycle primaire, à travers les établissements scolaires de Takerboust, ont été dépistés la semaine écoulée au niveau de la polyclinique de cette commune.
Aussitôt confirmé par les services de la prévention de l’EPSP, l’APC a déclenché le plan ORSEC locale en mobilisant tous les moyens humains et matériels pour s’attaquer aux foyers de contamination à travers les établissements scolaires. Ainsi les citernes et les bâches à eaux ont subi des opérations d’épuration, par javellisation, curage et nettoyage, là où s’est développé le virus de l’hépatite virale « A », selon le maire Bellal Nacer. Ce dernier affirme que cette contamination de l’AEP est due aux infiltrations des eaux pluviales provenant d’importantes chutes de pluie durant la dernière semaine du mois de mars. En parallèle, l’association écologique, Tazemurt d’Aghbalou, a entrepris une large campagne de sensibilisation par voie d’affichage au niveau des places publiques et les institutions étatiques pour mettre en garde la population contre la pollution de l’AEP, recommandant aux citoyens de prendre quelques mesures d’hygiène, notamment la javellisation de l’eau et le nettoyage minutieux des légumes. Quant aux services d’hygiène de l’APC, ils se sont attelés au renouvellement des citernes d’eau, au niveau de l’école primaire d’Ath Hamdoun, la réalisation d’une bâche à eau aux écoles du premier cycle Terrad Hocine et Bessaoudi Arezki, à Takerboust, et enfin le curetage de l’ensemble des sanitaires des écoles primaires. Rappelons que le lieu du captage d’AEP, qui alimente la commune d’Aghbalou, est une cavité aménagée au niveau du ruisseau Assif Aghbalou, et que ces cas d’épidémies de MTH sont fréquents dans cette commune qui enregistre aussi le pourcentage le plus élevé en matière de maladies néphrologiques, à travers la daïra de M’Chedallah. Cette situation est due à la qualité de l’eau que les citoyens reçoivent dans leurs robinets. Un cas dénoncé à plusieurs reprises dans ces mêmes colonnes. Rappelons que devant cette situation, et la lenteur que mettent les pouvoirs publics pour y remédier, les citoyens de Takerboust, un village des plus peuplés du pays, ont entrepris en 2013 une opération d’envergure, le captage et la canalisation d’une quinzaine de sources naturelles en haute montagne à travers de spectaculaires opérations de volontariats, mais le projet n’est pas encore mené à termes à cause des difficultés rencontrées sur un terrain rocailleux et fort accidenté.
Oulaid Soualah

