« Pour une société qualifiée et productive »

Pour son programme de formation 2006, le centre de formation professionnel et de l’apprentissage de Raffour, commune de M’chedallah, compte lancer une série de spécialités variées et très pratiques qui cibleront, selon les responsables, toutes les couches de la société active, âge et sexe confondus, et de tout niveau scolaire. M. Bemkacemi, directeur de cet établissement nous dira sur les attentes et les objectifs de telles actions : « Nos actions s’inscrivent dans le cadre des programmes du président de la République et des directives du ministre de la tutelle en matière de formation professionnelle. Ce programme de formation que nous comptons lancer pour l’année 2006 vise entres autres à permettre à cet établissement public (CFPA) de s’ouvrir sur son environnement immédiat, de le rentabiliser, et ce, en le mettant à la disposition de la population active de la région en leur permettant d’accéder à de meilleures conditions de vie. Ces spécialités que nous proposons à toutes les catégories de gens ont pour objectif d’abord, d’améliorer leurs niveaux de qualification et d’acquérir des métiers ou des savoir-faire qui leurs permettront à l’avenir, de meilleures intégrations dans le monde du travail d’une part, et d’autre part de créer leurs propres entreprises ou coopératives familiales ». Parmi les couches les plus ciblées par ce programme, on trouve évidemment les femmes aux foyers. A cet effet, des spécialités qualifiantes notamment en boulangerie-pâtisserie, bonneterie-tricot, coiffure et esthétique, broderie, tapisserie. Ces spécialités leurs sont ouvertes sans aucune condition, ni restriction d’âge ou de niveau scolaire au préalable. Mieux encore, les responsables de cette institution publique comptent ouvrir des ateliers dans les villages, à condition que les associations et les autorités locales s’en mêlent. A ce sujet, M. Belkacemi, nous précise : « Le centre dispose de moyens matériels et d’encadrement technique appropriés pour honorer ces tâches. Et pour toucher le maximum de foyers, on est prêts à se déplacer dans les villages. Pour cela, il faut qu’on mette à notre disposition des locaux et les conditions favorables de travail. Donc, il faut que les associations des villages activent dans se sens. Comme on souhaite aussi la contribution des autorités locales. Pour la concrétisation de ce projet, j’invite toutes les associations à se rapprocher de notre établissement pour discuter des modalités de ce projet ». A l’issue de cette formation, les femmes ayant obtenu des connaissances professionnelles, ou des qualifications dans des métiers bien définis pourront postuler au crédit « ANJEM », destiné pour les femmes aux foyers, estimé à 350. 000 DA, et ce, pour, ouvrir leurs propres micro-entreprises. A ce sujet, on apprend qu’un délégué de l’ANJEM sera installé incessamment au CFPA de Bechloul. Notons aussi que dans ce cadre, tous les centres de formation ont été destinataires d’une circulaire ministérielle, datée du 10 mai 2004 portant sur tout un programme d’action et des mécanismes permettant aux femmes au foyer d’accéder à une formation et éventuellement d’acquérir les qualifications leur permettant d’exercer des activités individuellement ou en s’organisant en coopératives. Notons aussi, que selon une étude faite par le « CENEAP » (Centre national d’études et d’analyses publiques), en 1998, les femmes aux foyers représentent plus de 36% des femmes algériennes. D’autres offres de formations sont aussi disponibles. Il y a des places pour tout le monde. Ainsi, les agriculteurs peuvent bénéficier d’une formation, dans la taille et la greffe des plans, entretien des vergers et la protection des végétaux. En perspective, les responsables de ce centre comptent lancer une formation d’ouvriers polyvalents en agriculture. Une autre catégorie oubliée de la société, ce sont les ouvriers non qualifiés et sans diplômes, dépassant 25 ans, âge limite pour une quelconque formation. Eh bien, ces derniers peuvent désormais bénéficier d’une formation en mode apprentissage. Pour ce faire, ils (les ouvriers) doivent s’inscrive dans un CFPA qui les fera engageron dans une entreprise, ou sur un chantier, comme apprentis. Ils percevront un présalaire de l’ordre de 1500 DA et un complément de 3000 DA, sera assuré par l’APC, dans le cadre de l’emploi de jeunes. A l’issue, ces ouvriers seront dotés de diplômes qui leurs ouvriront d’autres horizons. D’autres opportunités de formations sont possibles. On cite,la formation en cours du soir s’adressant essentiellement au travailleurs désirant améliorer leur niveau de qualification en vu de leur promotion ou leur insertion dans un nouvel emploi plus attractif et plus rémunérant. Une formation continue pour les travailleurs, en poste et ayant déjà une qualification et désirant améliorer leur niveau professionnel. Comme on trouve également la formation à la carte, réservée uniquement aux organismes : entreprises, collectivités locales, administrations, associations, ou groupe d’individus. Les spécialités sont définies en fonction de la demande. Il y a aussi la formation par apprentissage, destinée aux employeurs désirant former professionnellement, ou donner une qualification à leur personnel sur le lieu même de leur travail. Enfin, on trouve la formation régulière ou résidentielle ouverte aux candidats issus d’un milieu scolaire. Parmi les spécialités disponibles actuellement au CFPA de Raffour, on cite : boulangerie-pâtisserie, bonneterie-tricot, menuiserie métallique, électricité-auto, mécanique et réparation du matériel d’irrigation, maintenance des équipements informatique, maçonnerie générale, cuisine traditionnelle. D’autres spécialités qui ne nécessitent pas un matériel lourd sont possibles et dépendent de la demande. Enfin, les responsables de cet établissement public invitent l’ensemble de la population active, tout âge et sexe confondus et de tout niveau scolaire, ainsi que toutes les associations de la région à se rapprocher du centre pour recevoir plus d’informations sur les modalités d’inscription et éventuellement pour déposer leur demande de formation.

Fardi A.